Fiche 113 - L'analyse Marxiste Des Classes Développé

Published on 1 weeks ago | Categories: Documents | Downloads: 0 | Comments: 0 | Views: 12
of 8
Download PDF   Embed   Report

Comments

Content

 

% &'lasses, stratification et mobilité sociale

&ociologie

cquis de premi$re: groupe social  otions: classes sociales, sociales, groupe de statut

-  & 'omment anal#ser la structure sociale+

iche * & Lanal#se Lanal#se marxiste des classes  

Introduction – La stratification sociale A. La stratificatio stratification n , une réalité réalité universell universellee et omniprésente omniprésente La strat stratifi ificat cation ion soc social iale e cor corres respon pond d à la divisi division on d’u d’une ne soc sociét iété é en plu plusie sieurs urs gro group upes es (ou st strat rates) es) hiérarchisées : universelle lle c’est à dire qu’elle est présente dans toutes les sociétés, aussi bien les plus -Elle est universe primitives primitive s que les plus modernes, les plus simples que les plus complee complees! s! -Elle est omniprésente omniprésente,, c’est à dire que la société est traversée de divisions verticales qui peuvent "tre fondées aussi bien sur l’#ge, que sur le see, la parenté, ou encore la richesse matérielle B.

 Les caractéristiques de la stratification La stratification se caractérise par : la différenciation différenciatio n : elle est suscitée par la diversité des tâches présente dans la société. Une échelle hiérarchique : la société comporte des étages superposés et ordonnés. Une structure inégale : les strate ne sont pas seulement différentes, elles sont inégales aussi bien du point de vue du pouvoir , que du prestige ou de la richesse. La mobilité mobil ité sociale : les inégalités sont plus ou moins enracinées dans la société selon que les individus ont une possibilité restreinte ou réelle au cours de leur existence (mobilité intra-générationnelle) ou dune génération ! lautre (mobilité intergénérationnelle) de changer de catégorie sociale •







C. La stratification stratification sociale sociale , un terme terme ambigu ambigu pour les plus motivés! motivés! La notion de stratification sociale est ambigu" car elle recouvre au moins deux notions en partie contradictoire : -"ans un sens large : elle distingue lensemble des s#st$mes de différenciation sociale basée sur : la distribution inégale des ressources et des positions dans une société qui engendre la constitution de groupe de droit ou de fait  qui sont plus ou moins structurés et qui entretiennent des relations de subordination, dexclusion et ou dexploitation •



• •

-"ans un sens restreint , la notion est réservée aux anal#ses : qui sopposent aux théories (principalement la théorie marxiste) qui voient dans les classes sociales des groupes fondamentaux opposés dont le conflit structure la société. cest ! dire ! des anal#ses qui interpr$tent le corps social comme un ensemble de strates hiérarchisées en fonction de crit$res multiples (ex : le revenu, le prestige, etc.), dont la présence est nécessaire ! la société (du fait de la spécialisation des tâches) et qui nentretiennent pas entre elles des relations dominées par le conflit •



différentes es formes formes de stratifi stratification cation sociale ". Les différent #. Le s$ s$st st%m %mee des des ca cast stes es

 

Les castes sont des groupes sociaux qui sont caractéristiques de la société indienne et qui reposent selon  /eliege sur * caractéristiques essentielles :  

une spéciali spécialisation sation héréditaire :  



chaque caste se spécialise chaque spécialiserr dans un métier, adopte adopte des rites, rites, a des droits spécifique spécifiques. s. 'eux-ci se transmettent transmettent de générations en générations chaque enfant d$s sa naissance appartient ! la caste de ses parents et ne peut espérer aucune possibilité de mobilité sociale socia le : le statut statut social social est dit ascriptif ascriptif cest ! dire que le destin destin social des individus individus est imposé aux individus individus sans quils puissent le remettre en cause. Laction individuelle est découragée par avance, car lindividu qui sortirait de sa caste naurait plus de lien social 0il serait re1eté par les membres de sa caste sans pouvoir espérer 2tre accepté par ceux des autres castes

Une répulsion entre les castes qui produit de l'endogamie l'endoga mie : 



chaque caste chaque caste vit repliée repliée sur elle-m2me, elle-m2me, et il existe toute une série dinterdits légaux légaux qui interdisent interdisent les relations relations entre membres de castes différentes. /$s lors les individus nont pas dautres choix que de se marier avec un con1oint con1oint de la caste qui est choisie par les  parents, la répulsion entre les castes est alors renforcée



 

Une hiérarchie sociale e(tr)mement stricte : 







certaines fonctions rituelles sont considérées comme pures (en portugais casta signifie pure) et vont 2tre affectées aux castes les plus hautes (ex les brahmanes qui prennent en charge les rites religieux). 'es castes vont alors disposer du pouvoir et de la reconnaissance sociale. 3lles vont alors dévaloriser les catégories les plus basses qui prennent en charge les tâches définies comme impures (ex : les éboueurs). 'es castes vont 2tre définies comme inférieures.

*e *emarq marque ue : /epuis 4* les castes nont plus en %nde dexistence offic officielle ielle (légale), néanmoins elles continuent dexister, car 

elles bénéficient dune reconnaissance, légitimité 3n ma1orité effet, grâce ! son fondement la hiérarchie sociale découlant de ce s#st$me est parfaitement parfaitementdune acceptée par la sociale. tr$s grande de la société indiennereligieux, car la hiérarchie apparait tout ! fait naturelle. 'ela montre donc quil est difficile de pouvoir changer la société par décret sur une période tr$s courte. 5n peut le rapprocher de léchec relatif de la révolution fran6aise ! limiter linfluence de la religion.  . +. La hié hiéra rarc rchi hiee des des ord ordre ress

'omme la indiqué 7 /893%L la hiérarchie des ordres présente de nombreux points communs avec celle des castes :  

elle repose sur une division fonctionnelle de la société entre pr)tres, guerriers guerriers et producteurs producteurs

Cette division divi sion est impérat impérative ive elle es estt reconnue par la loi :



 

elle simpose aux individus qui nont pas dautres choix que de respecter les interdits. ;ar exemple, un noble ne  peut travailler sous peine de déchoir. déchoir. La définition 1uridique des ordres, assure ! certaines catégories (noblesse et clergé) un certain nombre de  privil$ges (ex en mati$re dimp<t ou de 1ustice) qui les distinguent du reste de la population (le tiers-état), et ce quelque soit leur situation financi$re.

Cette division de la société est héréditaire : mais elle ne vaut que pour la noblesse : on na=t noble.



La société est hiérarchisée : 



  

elle repose sur le crit$re de lhonneur social 'ontrairement ! notre société ce nest pas la possession de richesses matérielles qui est source de reconnaissance mais au contraire la reconnaissance sociale (la proximité avec le roi) qui assure lacc$s aux ressources matérielles.

éanmoins elle s'en différencie diff érencie par au moins un crit%re essentiel : fermés més : la mobilité sociale est inexistante. i nexistante. •Les castes sont des groupes fer Alors que dans les sociétés d'ordre, bien que restreinte restreinte la mobilité sociale est possible : par exemple un grand bourgeois



 peut acheter un titre de noblesse qui lui lui permettra daccéder au groupe dominant. Conclusion Conclusio n : &elo &elon n A "e -o -ocquevill cquevillee, la disparition de la société dordres dancien régime en rance apr$s >?4 sexplique

 principalement par la remise en cause des pouvoirs politiques de laristocratie opérée par la monarchie absolutiste qui a compensée cette évolution par une distribution de privil$ges, et une fermeture de la noblesse : @ plus cette noblesse cesse d2tre une aristocratie plus elle semble devenir une caste A. /$s lors lexistence sociale de la noblesse ne para=t plus 1ustifiée au peuple qui va se révolter afin de remettre en cause les privil$ges de la noblesse et va par-l! m2me détruire la monarchie absolutiste.

 

stratificatio cation n sociale sociale dans les société sociétéss indust industrielle rielless . La stratifi

Le concept de classe sociale est daté historiquement, il appara=t au ? $me si$cle dans un contexte bien déterminé : une évolution des idées politiques et sociales :  remise en cause du principe de linégalité des droits  une multiplication des conflits sociaux •

économiques : en particulier une série de révolutions agricoles, industrielles, etc. -des bouleversements économiques

La classe se différencie de la caste ou de lordre car : elle n'est pas institutionnalisée : il nexiste pas de reconnaissance légale de la stratification en classs de la société apr$s la destruction de la société dordres •

elle se développe dans un conte(te d'égalité de droits  issu de la déclaration des droits de lhomme et du cito#en (art  : les



hommes naissent libres et égaux en droits). Les classes ne sont donc pas figées et étanches comme pouvaient l2tre les castes et dans une moindre mesure les ordres. $n peut alors proposer deu définitions du terme classe : une définition définition nomin liste (ou formelle ou cl sse sur le p pier) ::   une classe est une collection



d’individus  prés présenta entant nt des caractér caractéristi istiques ques semblable semblables s (du poin pointt de vue de nomb nombreu reu indi indicat cateurs eurs comme la profession, le niveau d’études, le revenu, etc!)  qui n’ont pas forcément conscience d’appartenir à une entité mobilisée! %ne définition ré liste (ou cl sse mobilisée) : une classe correspond



  

à un ensemble d’individus qui ont conscience d’appartenir à une collectivité et qui ont des intér"ts communs à défendre  pouvant les opposer à d’autres classes!

Con Conclu clusio sion n: Bociété et caractéristiques

époque

econnaissance légale de la strate 'rit$re de hiérarchisation

'aste %nde, 1usquen 4C> (suppression légale des castes)

5rdre 3urope 3n rance la fin est en >?4

'lasse sociale Bociétés modernes et développés

Dusquen 4C>, les lois instaurent les castes. u1ourdhui non. ;ureté religieuse

5ui

on : égalité de droit

Le prestige basé sur la  proximité de /ieu

;lusieurs : - revenu -9étier 

F# F#pes pes de recrutement et de mobilité sociale

;as de mobilité sociale, on nait dans une caste et on # reste.

$gle des mariages

3ndogamie : on se marie dans son groupe. %négalités de droit mais aussi de fait (économique et social)

F# F#pe pe dinégalités





3n théorie, pas de mobilité sociale. 3n réalité, le roi peut anoblir des bourgeois. Gomogamie : %négalités sociales

-Bexe -Ege -/ipl<me B#st$me méritocratique  9obilité sociale %l # a peu dinterdits /e fait : éco et sociale

'omme lindique lindique lanal#se lanal#se de 3 7oblot contrairem contrairement ent aux apparences apparences la révolution révolution fran6aise fran6aise qui a pourtant pourtant institué légalité civile na pas été 1usqu! imposer légalité sociale. Conséque Cons équence nce : la division de la société en classes a#ant a#ant des intér2ts opposés na pas disparu : @ nous navons plus de castes, nous avons encore des classes. A

 

La rupture essentielle : la société de castes ou dordres est figée et rigide, dans une société de classes les possibilités de



 promotion et de mobilité sociales sont beaucoup beaucoup plus nombreuses.

I.

L'anal anal$se $se de /ar( /ar( : une une anal anal$se $se maté matéria rialist liste, e, déter détermini ministe ste et fina finalis liste te

K Mar Marx es estt le gran grand d théo théori rici cien en de la défn défnit itio ion n ré réal alis iste te de la cl clas asse se.. Son Son anal analys yse e a pl plus usie ieur urs s caractéristiques.

.  Une anal$se matérialiste Chaque société peut se caractériser à un moment donné par son mode de production qui production qui désigne la combinaison de deux éléments : les forces productive productives, s, c’est à dire p r les mo&ens mo&ens de produ productio ction n (l’i (l’infr nfr struct structure ure



économique)   qui sont mis en 'uvre à une époque donnée (exemple : le moulin à ent qui à économique)

la fn du !" #me si#cle a subi la concurr concurrence ence de la machine à apeur$ le les s r pports pports de pro produ ducti ction on   c’estc’est-à-d à-dire ire les rap rappor ports ts de propr propriét iété é des mo mo&e &ens ns de pro produc ductio tion n



(machines, (machine s, usin usines, es, etc! etc!)! )! ls permettent permettent de défi définir nir les cla classes sses sociale sociales s selo selon n la plac place e qu’e qu’elles lles occupent par rapport à la propriété des mo&ens mo&ens de production

Marx a distingué % modes de production production : &éodal' antique' &éodal et capitaliste capitaliste orces producties Modes de production )apports de production orce musculaire Mode de production Socié ociété tés s quasi uasi esc scla la agis agiste tes s dans dans lesq lesqu uelle elles s la asiatique popula pop ulatio tion n est sub subor ordon donnée née à un *tat' *tat' relat relatie iemen mentt déeloppé' centralisé et &ort orce orce mus muscu cula lair ire e Mode Mode de de prod produc ucti tion on a ant ntiq ique ue Ca Cara ract ctér éris isés és par par l+e l+esc scla laa age ge Moul ulin in à ent ent Mode de prod produc ucttion ion &é &éo odal dal Sont ont défn défnis is pa par le ser sera age' ge' la soci sociét été é éta étant di diis isés és en en deux camps antagonistes : ser&s et seigneurs Machine à apeur Mode de production Caractérisés par l+apparition du salariat et l+antagonisme capitaliste entre la bourgeoisie et le prolétariat ,es homme hommes s sont ainsi ainsi déterminés déterminés p par ar les &orce &orces s producti producties' es' qui détermin déterminent ent les modes modes de produ producti ction. on. -n peut peut alors alors en conclu conclure re que Marx Marx a une ision ision matéri matériali aliste ste de l+h l+hist istoir oire e car l’infrastructure matérielle conditionne matérielle conditionne la superstructure idéelle c+est idéelle c+est à dire le processus de la i ie e so soci cial ale' e' in inte tell llec ectu tuel elle le et poli politi tiqu que e (par (par exem exempl ple e les les mode modes s de pens pensée ées' s' les les ale aleur urs s religieuses' les idées artistiques.



anal$se se holis holiste te et déte détermin rministe iste 0. Une anal$ Marx pose que les indiidus ne sont pas les acteurs de leur destin mais qu+ils sont le ouet de structures économ éco nomiqu iques es et socia sociales les qui leur leur échapp échappent ent : / 0ans 0ans la pr produ oducti ction on soc social iale e de leu leurr existe existence nce'' les hommes nouent des rapports déterminés' déterminés' nécessaires nécessaires indépendants de leur olonté (1$. Ce n+est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence' c+est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience 2

C. Une conception conception finaliste finaliste ou téléologique téléologique de l'histoire l'histoire Selon Marx : •les di3érents modes de production se succ#dent inéluctablement et sont donc condamnés à dispara4tre quand les &orces producties qui leur aaient donné naissance sont concurrencées par de noueaux moyens de production plus per&ormants. •

 5ar exemple' le passage du mode de production &éodal au mode de production capitaliste :  ,+apparition de la machine à apeur rend obsol#te le moulin à ent et la traction animale   le mode de production &éodal qui était adapté aux anciennes conditions techniques deient inadéquat et doit 6tre dépassé.

 

S+oure alors' selon Marx' une série de réolutions économiques' sociales et politiques. *lles ont conduire à la destruction du mode de production &éodal et à son remplacement par le mode de production capitaliste qui deient proisoirement (mais proisoirement seulement$ le plus e7cace.



II 1 La lutte des classes   •

Introduction – 2ourquoi la pa$sannerie n'est pas une classe selon /ar( 8pparemment' de nombreux crit#res conduisent à penser que les paysans peuent constituer une classe clas se sociale soci ale :  ils sont tr#s nombreux  

ils réalisent la m6me actiité ils partagent un m6me mode de ie qui les oppose au reste de la population

Marx peut donc écrire : / . 0ans la mesure o9 des millions de &amilles paysannes ient dans des conditions économiques qui les séparent les unes des autres et opposent leur genre de ie' leurs intér6ts et leur culture à ceux des autres classes de la société' elles constituent constituen t une classe 2 •

5ourtant selon Marx ces conditions ne sont pas su7santes. *n réalité' les paysans ne constituent pas une classe sociale car :  ,eur mode de production les isole les uns des autres : ils ient en autarcie  ,e mauais état des moyens de communication ne leur permet pas d+entretenir des relations su7santes pour prendre conscience de leur communauté de situation  ,+i ,+insu nsu7sa 7sance nce de la taille taille des parcell parcelles es ne leur leur permet permet pas de déelo déeloppe pperr de nou nouel elles les méthodes de production' de diiser le traail' de s+ourir au monde (d+autant plus qu+ils ne pourr pou rraie aient nt pas &a &acil cileme ement nt enoye enoyerr leur leur produ producti ction on ers ers les illes illes &aute &aute de moyen moyens s de transports adéquats$

Marx peut alors écrire : / ainsi la grande masse de la nation &ranaise est constituée par une simple addition de grandeurs de m6me nom' à peu pr#s de la m6me &aon qu+un sac rempli de pommes de terre &orme un sac de pommes de terre(1$ Mais elles ne constituent pas une classe dans la mesure o9 il n+existe n+existe entre les paysans paysans parcellai parcellaires res qu+un lien local et o9 la similitude similitude de leurs intér6ts intér6ts ne crée entre eux aucune communauté' aucune liaison nationale' ni aucune organisation politique. 2 0#s lors' selon Marx' ils ont 6tre l+obet de manipulation : ,e &utur ;apoléon <<< a s+ériger en dé&enseur des intér6ts de la paysannerie' les paysans ont oter pour lui' mais il ne a pas 6tre leur porte=parole' il n+a &ait que se serir d+eux.

A. 3u' 3u'est1 est1ce1 ce1 qu'u qu'une ne clas classe4 se4 5ourdes pouoir parler obecties de classe' il: &aut : conditions les indiidus doient ire de mani#re semblable et donc exercer le m6me traail. C+est alors une classe en soi. ces conditions' si elles sont nécessaires ne sont pas su7santes. *n e3et' tant que les indiidus n+ont n+o nt pas pris pris consci conscienc ence e de leur leur appart appartena enance nce à une m6m m6me e com commun munaut auté é ayant ayant des intér intér6ts 6ts semblables' ils sont en concurrence et ne sont pas solidaires. <l &aut que la classe en soi deienne une classe pour soi. =il est alors impérati& qu+ils prennent conscience des relations antagoniques qui les lient aux autres classes : / la classe sociale n+existerait réellement que dans la mesure o9 elle aurait conscience d+elle= m6me' mais il ne peut y aoir de conscience de classe sans reconnaissance de la lutte de classes 2. =la condition su7sante pour que la classe prenne conscience d+elle= m6me est qu+elle entre en lutte contre d+autres classes : c+est la lutte qui détermine la prise de conscience. •



-n peut prendre l+exemple de la classe ouri#re: Marx distingue > temps : • !er temps : les ouriers entrent en concurrence pour obtenir un emploi et ils sont rassemblés



par les bourgeois pour combattre les ennemis de la bourgeoisie' c+est à dire les restes du mode de production &éodal. ,es ictoires qui sont alors remportées le sont par la bourgeoisie elle seule. ?#me temps : peu à peu les &orces producties s+accumulent et l+industrie se déeloppe (on retroue le matérialisme historique$.,es ouriers prennent conscience de leur &orce' ils ont

 



alors se coaliser pour maintenir les salaires. C+est le stade de la classe en soi durant laquelle la classe ouri#re se défnit par rapport à la bourgeoisie' dans son opposition à la bourgeoisie >#me temps: c+est celui de la conscience en soi ou classe en soi : la classe ouri#re se défnit non plus seulement dans son opposition aec la bourgeoisie' mais par le proet de société qu+elle porte et qui a à terme conduire à la disparition du mode de production capitaliste.

0. La lutte des classes, classes, une caractéristique structurelle des des sociétés, $ compris compris de la société bourgeoise bourgeoise Selon Marx Marx l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’est que l’histoire de la lutte des classes.. Cette lutte s+est caractérisée par l+opposition entre les deux classes &ondamentales dans tous classes les modes de production. *lle conduit soit à une trans&ormation réolutionnaire de la société toute enti#re' soit à la disparition des deux classes en lutte. ,e premier cas est celui de la lutte qui a opposé la bourgeoisie et la noblesse dans la société &éodale. Cela conduit à l+e3ondrement du mode de production &éodal et à l+instauration du mode de production capitaliste. Celui= ci n+a pas &ait dispara4tre l+exploitation et l+antagonisme de classes. <l n+a &ait que le trans& tra ns&or ormer mer.. Marx Marx écrit écrit que / la sociét société é bourg bourgeoi eoise se moder moderne ne éleée éleée sur les ruines ruines de la &éodalité' n+a pas aboli les antagonismes de classe. *lle n+a &ait que substituer aux anciennes de nouelles classes' de nouelles conditions d+oppression' de nouelles &ormes de luttes 2 *n reanche' le mode de production capitaliste a introduit une simplifcation des antagonismes de classe. 0ans la société &éodale il existait une pluralité de classes (les ser&s' les compagnons' les ma4tres de urandes' les seigneurs' etc.$ . Dans le mode de production capitaliste on va vers une bipolarisation de la lutte : lutte  : / / la société se diise diise de plus en plus en deux grands grands camps camp s opposés' en deux classes ennemies' ennemies' la bourgeoisie bourgeoisie et le pro prolétar létariat iat 2. <l poursuit / de toutes les classes actuellement adersaires de la bourgeoisie' le prolétariat est la seule classe raiment réolutionnaire' les autres classes se désagr#gent et disparaissent par le &ait de la •





grande industrie : le prolétariat au contraire est son produit particulier. particulier. 5our Marx' les classes naissent de la lutte des classes.

lutte qui résulte de l'e(ploit l'e(ploitation ation de la classe classe dominée dominée par la classe dominante dominante C. Une lutte #. La propri propriété été des mo$e mo$ens ns de produc production, tion, fond fondemen ementt de l'e(ploit l'e(ploitation ation Selon Marx' ouriers et bourgeois bourgeois ne sont que &ormellement &ormellement égaux : ,+ourier ne dispose que de sa &orce de traail pour surire @ il doit donc absolument traailler quelque soient les conditions qui lui sont proposées.  8u contraire le bourgeois dispose d+un capital. <l peut' grAce à son épargne' ire sans que ses usines tournent. ,+ourier est donc obligé d+accepter d+accepter les conditions conditions qui lui sont imposées par le bourgeois'. Marx écrit écr it : / le rappor rapportt o7cie o7ciell entre entre le capita capitalis liste te et le salar salarié ié es estt d+un d+un caract caract#r #re e pureme purement nt mercantile. Si le premier oue le rBle du ma4tre et le dernier le rBle du seriteur. C+est grAce à un contrat par lequel celui= ci s+est s+est non seulement mis au serice' et part partant' ant' sous la dépendance dépendance de celui= là' mais par lequel il a renoncé à tout titre de propriété sur son propre produit. Mais pour pourqu quoi oi le sa sala lari rié é acce accept pte e t+=i t+=ill ce mar march ché é  5arce arce qu+i qu+ill ne poss poss#d #de e ri rien en qu que e sa &or &orce personnelle 2 Selon Sel on Marx Marx si les capita capitalis listes tes peuvent peuvent exploiter exploiter le proléta prolétaria riat, t, bien que bourgeo bourgeois is et ouvrier ouv riers s soient soient formellem formellement ent égaux, égaux, c’est c’est parce parce que les premiers premiers ont le monopo monopole le des moyens de production, alors que les seconds n’ont que leur force de travail •





noti tion on de pl plus us1v 1val alue ue +. La no • • •

,+ourier reoit un salaire qui correspond à la quantité de traail nécessaire à la ie d+un ourier -r celle=ci est in&érieure à la quantité de traail créée par celui=ci en un temps donné. 8utrement dit' la création de richesses e3ectuée par l+ourier est supérieure à son salaire. Cette di3érence est appelée plus-value création de richesses de l’ouvrier- salaire!

Cette plus=alue est alors accaparée par les capitalistes. -n peut parler d+exploitation et m6me de ol' puisque seul le traail a créé de la richesse : seuls les ouriers ont le droit de la receoir !e travail est la seule source de création de richesses, le capital ne crée pas de richesse (il ne &ait que transmettre sa aleur aux produits au &ur et à mesure qu+il s+use$.0#s lors que le traail atteint un

 

nieau d+e7cacité de productiité su7sant il crée plus de richesse qu+il n+en &aut pour courir les &rais d+entretien et de reproduction du traailleur traailleur Marx peut alors en conclure que malgré les apparences le travailleur, en dépit de sa liberté formell form elle e est aussi aussi exploi exploité té que l’étai l’étaient ent ses anc"tre anc"tres s serfs serfs et esclav esclaves es #omme #omme eux la majeure partie des richesses qu’il a créé par son travail est con$squée par ses ma%tres dispari aritio tion n du capi capital talism ismee . 5ers la disp DrAce au monopole qu+ils ont sur les moyens de production les capitalistes ont fxer selon leurs intér6ts les salaires : ils ont réduit le travail au statut de marchandise #omme toute marchandise le travail a un prix & le salaire 'le prix du travail( #elui)ci va "tre $xé au minimum assurant la reproduction de la force de travail c+est travail c+est à dire qu+il doit permettre :  à l+ourier d+entretenir sa &orce &orce de traail (sinon il deient ine ine7cace$ 7cace$   d+assurer sa descendance (ses en&ants prenant sa place quand ils sont deenus adultes$. •



-r les capitalistes se lirent lirent une concurrence e3rénée e3rénée et sont obligés pour ne pas &aire &aillite &aillite d+6tre compétiti&s et de remplacer le capital ariable par le capital constant. Cela correspond à une augmentation de la composition organique du capital capital constant   * capital variable

+

Selon Marx seul le capital ariable qui correspond correspond au salaire que reoit reoit le traailleur crée de la a aleur' leur' le capital constant (machines' mati#res premi#res$ ne &ait que transmettre sa aleur sans rien aouter. aouter. Comme l+indique 8ron : / la bourgeoisie crée sans cesse des moyens de production plus puissants. Mais' les rapports de production c+est à dire à la &ois les rapports de propriété et la répartition des reenus ne se trans&orment pas au m6me rythme 2. ,a contrepartie de cette augmentation a 6tre une chute du taux de proft

 







t u de profit  *+

pl

8 mesure que le capital ariable diminue relatiement au capital constant'la plus= alue ( pl $ que le capitaliste extorque aux traailleurs ne su7t plus à compenser le coEt du capital qui s+accro4t s+accro4t . ,a tendance à l+accumulation du capital bute donc sur une premi#re contrainte qui est la baisse tendancielle des taux de proft ,e capitaliste ne peut trouer de solution que dans une augmentation de l+exploitation c+est à dire dans une hausse hausse du taux de plus Falue ( tau de plus-value pl ) ou du taux d+exploitation +





Marx constate à partir de ce rapport qu+en augmentant la composition organique du capital (le dénominateur$ le capitaliste ne peut maintenir le rapport (le taux de proft$ qu+en éleant le taux d+exploitation. Cela a 6tre à l+origine selon Marx d+une deuxi#me &orme de contradiction : les ouriers se renda rendant nt compte compte qu+ils qu+ils sont sont ex explo ploité ités s ont ont se consti constitue tuerr en classe classe social sociale e afn de pr prend endre re le pouoir .8insi' en ren&orant ren&orant l+exploitation du prolétariat' prolétariat' afn de compenser compenser la chute des taux de proft proft (tenda (tendance nce struct structur urell elle e du mode mode de produ producti ction on capita capitalis liste te selon selon Marx Marx$' $' la bourge bourgeois oisie ie accél#re la prise de conscience de la classe ouri#re' ren&orce ses capacités de luttes et ainsi : / la bourgeoisie produit aant tout ses propres &ossoyeurs. Sa chute et le triomphe du prolétariat sont inéitables 2.

4

1 L'apparition L'apparition d'une nouvelle société pour les plus motivés!

Cette société est marquée par deux caractéristiques a!

La fin fin de l'al l'alién iénati ation on par par le trav travail ail

,+aliénation par le traail est est caractéristique de la soc société iété capitaliste. *n e3et co comme mme le note ) 8ron dans dan s le mode mode de produ producti ction on capit capitali aliste ste les hommes hommes sont sont aliéné aliénés s et la racine racine de l+a l+alié liénat nation ion es estt économique écono mique (on retrou retroue e le matérialis matérialisme me historique historique$$ .,e traailleur traailleur est dépossédé dépossédé du &ruit de son traail et n+en oit plus la fnalité

  b! La disp dispariti arition on des antago antagonism nismes es de de classe classe

 

Selon Marx : ,a réolution prolétarienne am#nera la fn du mode de production capitaliste sous l+égide de la classe ouri#re' comme la réolution bourgeoise a entra4né la disparition du mode de production &éodal. Mais il existe une di3érence notable entre les deux' contrairement à la bourgeoisie' la classe ouri#re ne a pas confsquer la réolution' elle a abolir les classes en général. •



#onséquence : ,+*tat' au serice de la classe bourgeoise' a alors dispara4tre' l+ancienne société a #onséquence : / laisser la place à une association o9 le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous 2.

Sponsor Documents

Or use your account on DocShare.tips

Hide

Forgot your password?

Or register your new account on DocShare.tips

Hide

Lost your password? Please enter your email address. You will receive a link to create a new password.

Back to log-in

Close