St Benoit Church

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Content

STATISTIQUE MONUMENTALE
DE PARIS.
EXPLICATION DES PLANCHES.
ÉPOQUE CHRÉTIENNE.
INTRODUCTION.
VII

(…)

Déjà, dans ces deux dernières habitations, on voit paraître les
premiers essais de renaissance française, période transitoire, qui est
plus apparente encore dans la publication de la monographie de
l’ancienne église de Saint-Benoît.

ARCHITECTURAL RECORDS
OF PARIS.
EXPLANATION OF THE PLATES.
CHRISTIAN PERIOD.
INTRODUCTION.
VII

(…)

Already, in these last two houses, we see appear the first trials of
French Renaissance, a transitional period, which is even more apparent
in the publication of the profile of the old church of Saint-Benoît.

Source : http://books.google.fr/books?id=n8wJAAAAIAAJ (Vol I)
& http://books.google.fr/books?id=GqzZSAAACAAJ (Vol II & III)

117

ÉGLISE DE SAINT-BENOÎT.
PLAN DE L’ÉGLISE.
(Planche I)

L’église de Saint-Benoît, entièrement détruite lors du percement de la rue des Écoles, était située rue SaintJacques. Son origine, qui n’est pas connue d’une manière précise, est très ancienne. Ce fut probablement une
chapelle élevée, au VIe ou au VIIe siècle, sur le bord de la voie antique, et consacrée à saint Bacche et à saint
Serge, martyrs. Ce ne fut qu’au XIIe siècle qu’on la désigna sous le nom de Saint-Benoît. Située sur le bord
occidental de la voie, son chevet n’était pas orienté suivant l’usage, ce qui lui fit donner le surnom de bétournée
ou mal tournée. Le plan gravé sur la planche I fait voir le tracé de l’abside primitive, puis un canal de
construction romaine qui amenait les eaux d’Arcueil au palais des Thermes ; ils ont été l’un et l’autre découvert
en 1831, lorsque l’église fut convertie en théâtre du Panthéon. L’église de Saint-Benoît avait été reconstruite
sous le règne de François Ier, telle qu’elle est tracée par le plan gravé sur la planche ; et l’abside placée à
l’orient, vers la rue Saint-Jacques, la fit nommer alors Saint-Benoît-le-Bientourné. Le sanctuaire, reconstruit en
1680, par le célèbre architecte Perrault, a été conservé jusqu’à l’entière destruction de l’édifice. On entrait dans
l’église par deux portes, situées sur une rue étroite communiquant avec le cloître Saint-Benoît ; la plus grande
de ces deux portes donnait accès à la nef principale, et la plus petite à une nef latérale située au sud. Des
colonnes et des piliers séparaient les nefs ; latéralement étaient placées des chapelles particulières : six au midi
et trois au nord. Sur ce dernier côté, une porte latérale communiquait avec le cloître. Au sud de l’édifice étaient
le cimetière et les charniers ; sous la nef méridionale de l’église, de nombreux caveaux, éclairés par des
soupiraux ouverts sur le cimetière, servaient à la sépulture. Une coupe de ces caveaux, dans lesquels on
descendait par un escalier voisin de la façade, est tracée en haut et à droite du plan.

CHURCH OF SAINT-BENOÎT.
GROUND LAYOUT OF THE CHURCH.
(Plate I)

The Church of Saint-Benoît, entirely destroyed during the construction of the Rue des Écoles Street, was
located on Saint-Jacques Street. Its origin, which is not known in a precise manner, is very old. This was
probably an elevated Chapel, in the 6th or 7th century, on the edge of the ancient pathway, and dedicated to Saint
Bacche and to Saint Serge, martyrs. It was only in the 12th century that it was designated under the name of
Saint-Benoît. Located on the western edge of the pathway, its apse was not oriented according to use, which
gave the church the nickname bétournée, or poorly oriented. The plan drawn on Plate I shows the layout of the
original apse, then a canal of Roman construction brought the waters of Arcueil to the Palaces of Thermes; they
were both discovered in 1831, when the Church was converted into the Pantheon Theatre. The Church of SaintBenoît had been rebuilt under the reign of François Ist, as it is drawn on the layout of the Plate; and with the
apse now placed to the East, towards the rue Saint-Jacques, gave it thus the name of Saint-Benoît-le-Bientourné
[well-turned]. The sanctuary, rebuilt in 1680, by the famous architect Perrault, has been preserved until the
complete destruction of the building. One entered the Church through two doors, located on a narrow street
connecting with the cloister of Saint-Benoît; the largest of these two doors gave access to the principal nave,
and the smaller one to a lateral nave to the South. Columns and pillars separated the naves; laterally were
placed particular chapels: six to the south and three to the north. On this last side, a side door opened to the
cloister. South of the building were the cemetery and mass graves; under the southern nave of the Church, were
many cellars, lit by airways open to the cemetery, and used as tombs. An opening to these vaults, which was
accessed by a nearby staircase of the facade, is drawn at the top and to the right of the plan.

[Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7744015c]

118
FAÇADE DE L’ÉGLISE
(Planche II)

La façade de l’église de Saint-Benoît, reconstruit sous le règne de François Ier, était dans le style gothique,
modifié par les premières dispositions de la renaissance. Elle était surmontée de trois pignons, dont un, plus
important que les deux autres, était celui de la nef principale. Une grande rose servait à éclairer cette nef ; plus
bas était la porte principale décorée d’arcs aigus, de trèfles et de feuillages. Un pilier, portant la statue de la
Vierge, divisait l’entrée en deux parties égales ; les statues de saint Benoît et de sainte Scolastique, surmontées
de dais à jour, décoraient lesparties latérales de cette porte, qui, lors de la destruction de l’édifice, a été
transportée au musée de Cluny. Au sud de cette porte, on en voyait une plus petite, qui servait d’entrée à la nef
méridionale. De grandes fenêtres à meneaux donnaient du jour aux nefs secondaires. Un petit clocher du XVIIe
siècle surmontait la façade.
FACADE OF THE CHURCH
(Plate II)

The facade of the Church of Saint-Benoît, rebuilt during the reign of François Ist, was in the Gothic style,
modified by the first provisions of the Renaissance. It carried three Gables, with one more important than the
other two, the one above the main nave. A large rose window was used to light the nave; beneath was the main
door decorated with acute arcs, shamrocks, and foliage. A pillar with the statue of the Virgin, divided the
entryway in two equal parts; the statues of Saint Benoît, and Sainte Scholastique, surmounted by a dais, and
decorated the lateral parts of the door, which, at the destruction of the building, was transported to the Cluny
Museum. South of this door was a smaller one, which served as the entryway to the southern nave. Large
windows with mullions gave daylight to the side naves. A small bell tower of the 17th century surmounted the
facade.

119
FAÇADE LATÉRALE
(Planche II bis)

La façade latérale de l’église de Saint-Benoît, gravée sur la planche II bis est celle qui s’élevait au nord sur le
cloître ; elle était composée de quatre travées, séparées par des pilastres que surmontaient des pinacles placés
aux extrémités des arcs-boutants. Chacune des divisions de cette façade portait un pignon orné. La première
division, voisine de la façade occidentale, était percée de deux demi-fenêtres qui éclairaient la chapelle du
Saint-Sépulcre ; la seconde et la quatrième chapelle étaient éclairées par de large baies fermées par des meneaux
soutenant des verrières. Entre ces deux chapelles et au-dessous d’une large fenêtre en ogive, on avait construit,
à une époque moderne, la porte latérale du nord, qui donnait entrée à l’église par le cloître. Au-delà de toutes
ces constructions s’élevaient le bas-côté du nord et le chœur de l’église qui furent reconstruits, au XVIIe siècle,
par l’architecte Perrault. L’étage inférieur était percé de trois fenêtres en plein cintre, que séparaient des
pilastres ; des arcs-boutants, en forme de consoles renversées, soutenaient les voûtes supérieures, éclairées par
trois baies, dont deux en ogive. Une corniche surmontait tout l’édifice et portait un comble uniforme sur lequel
s’élevait le petit clocher moderne.
L’entrée du cloître avait été ménagée sur la rue Saint-Jacques, dans un bâtiment de construction récente.

LATERAL FACADE
(Plate II bis)

The lateral facade of the Church of Saint-Benoît, drawn on Plate II bis, is the one which stood north, on the
cloister; It was composed of four bays, separated by pillars holding pinnacles placed at the ends of the
buttresses. Each of the divisions of this facade held a decorated Gable. The first division, next to the western
facade, was pierced with two semi-windows that lit the chapel of the Holy Sepulchre; the second and the fourth
chapel were lit by broad bays enclosed by mullions encasing stained-glass windows. Between these two
chapels and below a large ogival arched window, was built, in modern times, the side door to the north, giving
entry to the Church from the cloister. Beyond all of these constructions were the aisle on the north and the choir
of the Church which were reconstructed in the 17th century, by the architect Perrault. The lower floor was
pierced with three centered windows, that separated pilasters; of the flying buttresses, in the form of reversed
consoles, supported the upper vaults, lit by three bays, of which two were in ogival archs. A cornice covered the
entire building of a uniform height on which stood the small modern Bell Tower.
The entrance to the cloister was built on Saint-Jacques Street, in a building of recent construction.

120
COUPE LONGITUDINALE
(Planche III)

La coupe longitudinale gravée sur la planche III indique les six travées et l’abside qui composaient
l’ensemble de l’église de Saint-Benoît, à l’intérieur. Entre la première travée et le mur de la façade occidentale,
un petit escalier conduisait dans les combles. Cette première travée était percée d’une arcade surbaissée ouverte
sur la chapelle du Saint-Sépulcre. Les cinq travées suivantes contenaient chacune une grande arcade en ogive,
donnant entrée dans les chapelles et dans les galeries latérales.
La porte du cloître s’ouvrait dans le collatéral du nord ; l’abside et le sanctuaire, reconstruit par Perrault,
avaient été décorés de pilastres corinthiens supportant un entablement complet orné de rosaces et de guirlandes.
La voûte de l’abside était ornée, de même, dans le goût du XVIIe. Le sanctuaire, construit sur la rue SaintJacques, était élevé de cinq marches ; une large fenêtre surmontée d’un fronton l’éclairait à l’orient.
Un petit caveau de sépulture était pratiqué dans l’axe de l’église, devant la cinquième travée ; il est tracé sur
la coupe. Le chenal de l’aqueduc romain et les fondations de l’abside de l’ancienne église, indiquée sur le plan,
sont dessinés au bas de cette coupe à leurs niveaux relatifs. Ils furent détruits, l’un et l’autre, lorsqu’on fit les
substructions nécessaires à l’établissement du théâtre.

LONGITUDINAL VIEW
(Plate III)

The longitudinal view drawn on Plate III indicates the six bays and the apse which comprised the whole of
the Church of Saint-Benoît, inside. Between the first bay and the wall of the western facade, a small staircase
led to the attic. This first bay was pierced by a low arcade opened to the chapel of the Holy Sepulchre. The five
following bays each contained a large ogive arcade, giving entry to the chapels and side galleries.
The door to the cloister opened in the north aisle; the apse and sanctuary, rebuilt by Perrault, had been
decorated with Corinthian pilasters supporting a full entablature decorated with rosettes and garlands.
Similarly, the vault of the apse was decorated, similarly, in the taste of the 17 th century. The shrine, built on
Saint-Jacques Street, was five steps high; a wide window topped by a pediment illuminated it to the East.
A small burial Vault was carved in the axis of the Church, before the fifth bay; it is drawn on the side view.
The channel of the Roman aqueduct and the foundations of the apse of the old church, indicated on the plan, are
drawn at the bottom of the side view to their relative levels. They were destroyed, one and the other, when were
made the necessary substructions for the formation of the theatre.

120
COUPE TRANSVERSALES
(Planche III bis)

La coupe transversale de l’église de Saint-Benoît, gravée sur la planche III bis, tracée à la hauteur de la porte
latérale qui donnait sur le cloître ; elle indique d’abord l’entrée de l’église de ce côté et une arcade qui
conduisait au collatéral du nord. Après la grande nef on voit plus loin l’abside et le sanctuaire, construits par
Perrault et décorés dans le style du XVIIe siècle.
À la droite de cette grande nef sont figurées celles qui se trouvaient au midi, ainsi que l’une des chapelles du
même côté ; elle était éclairée sur le cimetière.
Au-dessous de cette chapelle et de la nef voisine, sont tracés les caveaux funéraires, qui recevaient le jour par
des soupiraux pratiqués sur le cimetière. Les parties supérieures de la coupe montrent les arcs-boutants et les
contreforts soutenant la poussée des voûtes, ainsi que les toits et les combles qui couvraient les constructions
secondaires et la nef principale.

CROSS VIEWS
(Plate III bis)

The cross view of the Church of Saint-Benoît, drawn on Plate III bis, is traced at the height of the side door
which opened to the cloister; it first shows the entrance to the Church on this side, and an arch leading to the
North aisle. After the great nave we see further the apse and the sanctuary, built by Perrault, and decorated in
the style of the 17th century.
To the right of this large nave are shown those who were at the south, and one of the chapels on the same
side; it was lit on cemetery.
Above this Chapel and the nearby nave, are drawn the burial vaults, which received daylight through vents
opened to the cemetery. The upper parts of the cross-view shows the flying buttresses and the buttresses
supporting the thrust of the vaults, as well as the roofs and attic that covered the secondary constructions of the
main nave.

121
NEF MÉRIDIONALE
(Planche IV)

La vue reproduite sur la planche IV est prise de l’extrémité orientale de la nef latérale du midi ; on voit au
fond une des fenêtres, pratiquée sur la façade occidentale de l’église.
Les travées sont divisées à droite par de grosses colonnes, et à gauche par des piliers ornée de colonnettes
dont les chapiteaux supportaient les nervures des voûtes. Entre les arcades, s’étendent, d’un côté, les chapelles
du midi, et, de l’autre côté, les deux premières travées de la nef principale.
Cette vue a été dessinée lorsqu’on préparait les travaux qui, en 1831, furent entrepris, pour établir, dans
l’église de Saint-Benoît, le théâtre du Panthéon.

SOUTHERN NAVE
(Plate IV)

The view reproduced on Plate IV is taken from the eastern end of the lateral nave to the south; at the bottom
is one of the windows, on the western facade of the Church.
The aisles are divided by large columns to the right, and to the left by pillars decorated with standoffs which
capitals supported the ribs of the vaults. Between the arcades, on one side, spreads the chapels on the south, and
on the other side, the first two bays of the main nave.
This view was drawn when work was being done, in 1831, to undertake and establish in the Church of SaintBenoît the Pantheon Theatre.

121
CHAPELLE DE LA TOURELLE
(Planche V)

À l’extrémité occidentale de la seconde nef du midi était une chapelle dite de la Tourelle. Elle était éclairée
sur le cimetière par une étroite fenêtre. Une porte pratiquée à droite donnait entrée à la galerie des charniers.
Au-dessus de cette porte en était une plus petite, à laquelle on arrivait par un escalier tournant qui faisait suite
à un escalier plus étendu, pratiqué dans une tourelle située à l’angle de la chapelle.
L’ensemble de ces dispositions est reproduit sur la planche V. En avant de l’escalier de la tourelle, on voit la
petite porte de l’église, et au-dessus, la fenêtre qui éclairait cette partie antérieure de l’édifice. Plus en avant est
l’ouverture par laquelle on descendait aux caveaux funéraires, placés au-dessous du collatéral et des chapelles
du midi.
DÉTAILS DE LA PORTE PRINCIPALE

Le pilier qui divisait la porte principale de l’église de Saint-Benoît en deux parties est reproduit à la droite de
la planche ; il est orné d’une riche console soutenue par une tête d’ange ; au-dessus était une statue de la Vierge.
(Voir la planche VI.)
Un dais richement découpé surmontait la statue ; ce fragment a été recueilli au musée de Cluny.
À la gauche de la planche est dessiné une partie de la menuiserie ornée d’arabesques provenant de la porte de
l’église, à l’intérieur.

CHAPEL DE LA TOURELLE
(Plate V)

At the western end of the second nave on the south was a chapel named de la Tourelle [of the little tower]. It
was illuminated on the cemetery by a narrow window. A door built to the right gave entry to the Gallery of the
mass graves.
Above this door was a smaller one, to which access was possible by a rotating staircase which was followed
by a broader staircase, built into a turret located on the corner of the chapel.
These features are reproduced on Plate V. In front of the stairs of the turret, can be seen the small door of the
Church, and above, the window that illuminated this earlier part of the building. In front is the opening through
which one can go down to the burial vaults, placed below the aisle and the chapels of the south.
DETAILS OF THE MAIN DOORWAY

The pillar that divided the main door of the Church of Saint-Benoît in two parts is reproduced to the right of
the Plate; it is decorated with a rich console supported by the head of an Angel; above was a statue of the
Virgin. (See Plate VI).
A richly cut dais surmounted the statue; this fragment was collected at the Cluny Museum.
To the left of the Plate is drawn part of the carpentry decorated with arabesques coming from inside the door
of the Church.

122
DÉTAILS DE LA FAÇADE
(Planche VI)

La planche VI reproduit en grand la décoration principale de la façade de l’église de Saint-Benoît. La porte
qui, ainsi qu’on l’a dit plus haut, a été réédifiée au musée de Cluny, se composait de deux baies divisées par un
pilier portant la statue de la Vierge ; un œil-de-bœuf avait été percé, à une époque moderne, dans le tympan de
la porte ; l’ensemble était encadré de nombreuses moulures gothiques prenant la forme de l’arc aigu, et décorées
de feuillages profondément évidés. Sur les moulures situées en avant, se détachaient des arcatures en trèfles ;
de larges feuilles et deux animaux chimériques décoraient l’extrados de l’arcade ; la partie qui la couronnait
était terminée par une fleur de lis occupant le milieu d’une large rose donnant du jour à la nef principale ; des
moulures et des feuillages encadraient cette rose. De doubles pilastres, ornés de moulures et de clochetons
variés, s’élevaient, aux deux côtés de la porte, sur des consoles portant des figures d’anges et des écussons.
Ces pilastres étaient divisés, dans leur hauteur, par une longue corniche. Deux statues représentant, l’une,
saint Benoît, et l’autre, sainte Scolastique, s’élevaient sur des piédestaux ; elles étaient couronnées de dais
richement découpés.

DETAILS OF THE FACADE
(Plate VI)

Plate VI reproduces the main decoration of the facade of the Church of Saint-Benoît. The doorway which, as
was mentioned above, has been reconstructed at the Cluny Museum, consisted of two bays divided by a pillar
with the statue of the Virgin; an œil-de-bœuf had been pierced, in modern times, in the center of the doorway;
the whole was framed by many Gothic moldings taking the form of an acute arc, and decorated with foliage
deeply grooved. On the mouldings located in front, protruded shamrocks arches; large leaves and two chimeric
animals decorated the upper surface of the arcade; the crowned section was completed by a Fleur-de-lis in the
middle of a large rose window giving light to the main nave; foliage and mouldings framed this rose window.
Double pilasters, ornated with mouldings and varied turrets, towered both sides of the doorway, on consoles
supporting figures of angels and cartouches.
These pilasters were divided in their height, by a long ledge. Two statues representing, one, Saint Benoît,
and the other, Holy Scolastique, stood on pedestals; they were crowned with richly cut dais.

123
DÉTAILS DE L’ÉGLISE
(Planche VII)

La planche VII contient de nombreux détails de l’église de Saint-Benoît, dessinés à l’époque de sa
destruction. Sous les numéros 1, 2 et 8, sont reproduites des clefs pendantes, des armoiries et de riches nervures
qui décoraient les voûtes des chapelles du nord. Les numéros 3, 3 bis, 4 et 5, représentent des rosaces exécutées
à la rencontre des nervures de plusieurs voûtes de l’église. Sous le numéro 6 est un bas-relief représentant le
Père éternel bénissant la Vierge ; il formait panneau au milieu de la voûte d’une des travées du bas-côté du
nord. Au numéro 7 est un fragment de nervure portant des traces de couleurs. Le numéro 9 est une chimère
formant support. Les numéros 10, 11, 12, 13 et 14 reproduisent des vases du moyen âge, trouvés dans les
fouilles. Une poterie romaine est dessinée au numéro 15. Les fragments d’un tombeau en plâtre, ornés de croix
et de signes variés, sont reproduits au numéro 16. Le numéro 17 indique la forme de plusieurs tuiles trouvées
dans les fouilles exécutées en 1831 et 1832. Aux numéros 18, 19 et 20, sont des fragments de sculptures qui
décoraient l’église. Quelques-uns de ces détails ont été déposés au musée de Cluny.

DETAILS OF THE CHURCH
(Plate VII)

Plate VII contains many details of the Church of Saint-Benoît, drawn at the time of its destruction. Under the
numbers 1, 2 and 8, are reproduced keystones, coat-of-arms and richly decorated ribs which highlighting the
arches of the chapels on the North. Numbers 3, 3 bis, 4 and 5, are rosettes incorporated into the rib joints of
several vaults of the Church. Under the number 6 is a bas-relief representing the Eternal Father blessing the
Virgin; it formed a panel in the middle of the vault on one of the bays to the north. Number 7 is a fragment of a
rib bearing traces of color. Number 9 is a chimera forming a support. The numbers 10, 11, 12, 13 and 14
reproduce vases of the middle age, found in the excavations. A Roman pottery is drawn at number 15.
Fragments of a tomb in plaster, decorated with various crosses and symbols, are reproduced at number 16.
Number 17 shows the form of several tiles found in the excavations executed in 1831 and 1832. Numbers 18,
19 and 20, are fragments of sculptures which decorated the Church. Some of these items were placed in the
Cluny Museum.

124
DÉTAILS DE L’ÉGLISE
(Planche VIII)

Sur la planche VIII ont été dessinés des détails variés, trouvés dans les fouilles, ou ayant fait partie de la
décoration de l’église. Les chapiteaux tracés sous les numéros 1, 2, 3 et 4, ont été découverts dans les
fondations du deuxième et du troisième pilier, situés à droite de la nef principale. Le style de leur architecture
indique qu’ils ont fait partie de la décoration de l’édifice antérieur à celui qui fut reconstruit sous le règne de
François Ier. Au numéro 5 est une des consoles qui servaient de supports aux pilastres voisins de la porte
principale, et au numéro 6 figure un des ornements qui surmontaient la corniche de cette porte. Sous les
numéros 7, 8, 9, 10 et 11, sont dessinées les chimères ou gargouilles qui éloignaient la chute des eaux pluviales
des diverses façade de l’église. Le numéro 12 reproduit un des panneaux en bas-relief, dont étaient décorées les
voûtes des bas-côtés du nord ; il représente la Salutation angélique. Le numéro 12 bis est un détail peint du
cadre de ce panneau sculpté. Enfin, au numéro 13, est un fragment de tombeau du XVIIe siècle. Quelques
détails de cette planche sont au musée de Cluny.

DETAILS OF THE CHURCH
(Plate VIII)

On Plate VIII are drawn varied details, found in the excavations, or being part of the decorations of the
Church. The capitals traced under the numbers 1, 2, 3 and 4, were discovered in the foundations of the second
and third pillar, located on the right of the main nave. The style of their architecture indicates that they were
part of the decorations of the building prior to that which was rebuilt during the reign of François Ist. Number 5
is one of the consoles used as support to the neighboring pilasters of the main door, and at number 6 figures one
of the ornaments that topped the cornice of this door. Under the numbers 7, 8, 9, 10 and 11, are drawn the
chimeras and gargoyles which diverted the fall of storm water from the facades of the Church. Number 12
reproduces one of the bas-relief panels, which decorated the vaults of the aisles to the North; it represents the
Angelic Greeting. Number 12 bis is a painted detail from this carved panel frame. Finally, number 13 is a
fragment of a 17th century tomb. Some items on this Plate are at the Cluny Museum.

Statue de la Trinité dans l’Église de Saint-Benoît / Trinity Statue in the
Church of Saint-Benoît.
(Histoire de Paris, Composée sur un Plan Nouveau, G. TouchardLafosse, 1833, page 451.)
[Source : http://books.google.fr/books?id=-iQKAAAAIAAJ]

Source : Épitaphier du vieux Paris, Émile Raunié, Tome 1, 1890.

Église Saint-Étienne-du-Mont, 30 rue Descartes, 75005 Paris.

Dans la Chapelle du Sépulcre, scène de la mise au tombeau, provenant de l'Église Saint-Benoît-le-Bétourné, XVIe siècle.
Scene representing the Burial of Christ, from the Chapel of the Sepulchre, originally in the Church of Saint-Benoît. 16th Century.
[Source : http://www.saintetiennedumont.fr/eglise/architecture-interieure/]

Chronologie Historique de Messieurs les Curés de Saint Benoît.
Depuis 1181 jusqu’en 1752 avec quelques anecdotes sur les principaux traits qui les regardent.

Jean Bruté
(1752)

(pp. 1-56)
Nous n’avions d’abord pensé qu’à donner un Catalogue des noms des Curés qui ont gouverné la Cure de S.
Benoît, et nous n’avions pris cette résolution qu’afin qu’on pût avoir sous les yeux la succession de ces Curés,
comme nous avons celle de Messieurs les Marguillers ; mais en commençant ce Catalogue, nous avons crû qu’il
conviendrait d’ajouter au nom de chaque Curé les choses essentielles qui pourraient le regarder, et qui seraient
venues à notre connaissance. Nous nous y sommes déterminés d’autant plus volontiers que nous avons appris
les choses que nous avons à en dire, et les avons tiré des monuments authentiques.
Nous serons peut-être en état dans la suite d’augmenter cet essai d’histoire des Curés qui nous ont précédés.
M. Sarrazin, Chanoine de l’Église de Paris, qui travaille avec un zèle infatigable à mettre les Archives du
Chapitre en règle, a bien voulu faire part des découvertes qu’il ferait sur ce qui concerne et nos Curés et notre
Église.
(…)
Il est constant que l’Église de Saint Benoît est une des plus anciennes de cette grande Ville ; une pieuse
tradition nous apprend qu’elle fut une de celles que saint Denis notre Apôtre et notre père dans la foi, consacra à
la Sainte Trinité. Ce saint Apôtre et ses coopérateurs dans le saint Ministère, ne pouvaient prêcher que pendant
la nuit, ils se tenaient donc cachés tout le jour, et il n’y avait guères que notre montagne qui pût leur fournir des
retraites.
Il parait que dans la suite notre Église devint un Monastère, qu’elle perdit le nom de Saint Benoît pour
prendre celui des saints Martyrs Serge et Bacq ; leur reliques déposées dans le maître Autel rendirent les noms
de ces Saints précieux à Paris ; en effet, saint Serge et saint Bacq ont toujours passé pour deux des plus célèbres
Martyrs de l’Orient ; (…) c’est à ces saints Martyrs qu’était consacrée la nôtre dans le onzième siècle. Nous
espérons faire revivre la mémoire de ces Saints parmi nous, en donnant le plutôt qu’il nous sera possible
quelque célébrité à leur Fête ; ces Saints vivaient dans la fin du troisième ou au commencement du quatrième
siècle.
Depuis, sous le règne d’Henry I* cette Église fut donnée à Messieurs les Chanoines de la Métropole de Paris ;
ils y établirent un Collège de Chanoines, sur lequel, comme sur notre Église, Messieurs de Notre-Dame
conservèrent la Juridiction quasi Épiscopale. Il ne parait pas qu’il en ait été des Chanoines de Saint Benoît
comme des autres qui furent établis dans des Églises devenues Canoniales et Paroissiales. L’usage a subsisté
longtemps, et subsiste encore dans quelques endroits, que les Chanoines s’acquittent tour à tour des fonctions
Curiales. Il est constant que dès onze cent, qui est le temps à peu près du commencement du petit Collège de
Chanoines de Saint Benoît, il y avait des Curés en titre en cette Église.
* M. Henry I qui fut sacré en 1027 et mourut en 1060. C’est donc à tort que M. Piganiol de la Force dit que l’Église de Saint Benoît
fut donnée à Messieurs de Notre-Dame en 1290.

Le premier dont nous ayons quelque connaissance se nommait Simon, il est qualifié dans les Archives de
l’Église de Paris de Chapelin et Cheffecier de Saint Benoît, Simon Capellas et Capicerius. Nous ne prétendons
pas cependant qu’il fût à la tête du Chapitre. Le nom de Cheffecier a une autre signification, nous aurons lieu
d’en dire quelque chose dans l’article qui concernera M. Ade. L’Église de Saint Benoît était alors fort petite, il
n’y avait qu’un seul Autel, et il était tourné à l’Occident. Le Curé était dans l’usage de n’avoir point d’autre
Autel que celui des Chanoines ; il s’éleva entre lui et eux une contestation sur l’usage du principal Autel. Cette
contestation devint vive, le Curé présenta une Requête au Pape Luce III. Il s’adressa à lui par l’entremise
d’Étienne Abbé de sainte Geneviève, qui devint dans la suite Évêque de Tournay : nous avons un recueil de
Lettres de cet Abbé, qui nous a été donné par le Père Dumoulinet, et dans la cent quatrième, la Requête

présentée au Pape Luce III (le Pape Luce III a occupé le Saint Siège depuis 1181 jusqu’à 1185) est conçue en
ces termes.
Salut au très-Saint Seigneur et Père Luce, Souverain Pontife.
Frère Étienne supplie Sa Sainteté de conserver les anciens droits du Curé de Saint Benoît ; la sainte Église de
Rome a coutume ou d’approuver, ou de ne point condamner les usages qui ne sont contraires ni aux lois ni à la
raison, c’est dans cette confiance que votre très-obéissant fils Simon, Curé de Saint Benoît, se jette entre les
bras de Votre Sainteté, dans un temps où il est inquiété par quelques Chanoines de cette Église ; ils exigent de
lui, que contre un usage immémorial, usage auquel il s’est conformé et tous ses prédécesseurs, il érige un autre
Autel que celui où il a jusqu’à présent exercé et fait toutes ses fonctions. Le Curé trouve d’autant plus de
difficulté à entrer sur cet article dans quelque arrangement avec les Clercs de cette Église, que la forme de
l’Église est toute différente de celle des autres Églises, vu que le maître Autel est tourné à l’Occident, et que la
principale porte est à l’Orient ; il ajoute encore que c’est une tracasserie de la part des Clercs de cette Église, vu
que son Office il le fait dans des temps et des heures différentes des Chanoines.
Nous ne voyons pas ce que répondit le Pape ; il est bon de donner la lettre d’Étienne toute entière, et de la
donner comme elle a été écrite.
[Textes en Latin]
Il résulte au moins de cette Lettre qu’il y avait des Curés bien avant Simon. Nous avons la transaction faite
en 1171 avec Messieurs de saint Jean de Jérusalem, au sujet de saint Jean de Latran, qui peut servir de preuve
qu’il y avait déjà longtemps qu’on connaissait des Curés à Saint Benoît. Cette Transaction (cette transaction a
été faite avec ce M. Simon, dont nous venons de parler) qui nous a été fournie par Messieurs du Chapitre de
Paris, annonce que Messieurs de saint Jean de Jérusalem conviennent de ne jamais faire exercer aucune fonction
Curiale dans leur enclos, qu’à l’égard de leurs frères ou de leurs domestiques.
Depuis Simon nous ne connaissons que le nom d’un Curé jusqu’en 1254. (…)
(…) On dira ici en passant que la succession des Curés de Saint Benoît suffit pour démontrer l’importance de
cette place. J’avoue que le revenu en est très modique ; mais je crois que tous les gens de mérite qui l’ont
gouvernée avaient devant les yeux cette belle maxime de l’Apôtre, qu’un Ministre des Autels doit être content
quand il a la vie et l’habit. (…)
Nous sommes obligés de placer la reconstruction entière de notre Église sous M. de Lasseré et sous les deux
Curés précédents. Elle a été en effet entièrement reconstruite sous le règne de François Premier [avant 1547] :
le goût d’architecture qui règne dans tout le bâtiment ne nous permet pas d’avancer ou de reculer cette
reconstruction.
Il parait que l’Église était auparavant beaucoup plus petite qu’elle n’est aujourd’hui ; on ne se contenta pas de
réédifier tout ce qui était occupé par l’ancien bâtiment, mais elle fut considérablement augmentée ; les
paroissiens firent plusieurs acquisitions qui les mirent en état de rendre leur Église plus considérable. La Nef de
Paroisse et les Chapelles qui règnent le long de cette Nef furent édifiées sur une partie de l’emplacement qu’ils
avaient acquis. Il parait que le terrain sur lequel ont été construites ces Chapelles était une rue qui traversait de
la rue saint Jacques dans le Cloître. Lorsqu’on fit dans la Chapelle de saint Pierre la fosse où devait être enterré
M. l’Abbé Pucelle, on trouva à dix pieds de profondeur l’ancien pavé de cette rue. Lorsque l’Église fut
reconstruite le Chœur fut masqué par une Tribune qui a subsisté jusques vers l’année 1670 et le tour du Chœur
fut fermé par des murs et de la maçonnerie ; le Chœur terminait l’Église, il était moins avancé dans la Nef qu’il
ne l’est aujourd’hui.
Lors de la transaction qui fut faite entre les Chanoines, le Curé et les Marguillers pour les réparations de
l’Église, la décoration du Chœur, et pour bâtir la Chapelle de la Sainte Vierge, la Paroisse céda une travée toute

entière pour rendre le Chœur plus grand. Le rond-point où est placé le maître Autel et la Chapelle de la Vierge,
a été bâtit par M. Beausyre, et conformément aux avis du fameux M. Perrault. Toutes ces réparations ont coûté
des sommes considérables à la Paroisse, et depuis la transaction passée pour ces constructions et réparations, le
Chœur est devenu commun aux Chanoines et à la Paroisse pour l’Office des Dimanches et Fêtes, et dans
certaines solennités.
(…)
Messire Claude Grenet né à Paris d’une famille fort honnête, succéda à M. Hardivilliers par résignation. Il
fut élevé par son père qui était originaire de Chartres, et qui
s’était établi à Paris en y achetant une Charge de Banquier
en Cour de Rome. Il suivit le train des écoles de
l’Université, il passa Bachelier, et fut reçu de la Maison et
Société de Sorbonne. Il n’était pas encore Docteur lorsque
M. Hardivilliers le choisit pour son successeur. Au sortir de
sa Licence il ne pensa plus qu’à s’occuper des fonctions du
saint Ministère, il s’exerça dès-lors à faire des missions
dans le Diocèse de Paris : il se fit un devoir de consacrer les
moments qu’il avait de libres à la visite des prisons et des
Hôpitaux ; il contracta dès-lors tant d’amour et de
compassion pour les pauvres qu’on peut dire que c’est
particulièrement à subvenir à leurs différents besoins qu’il
parut s’appliquer pendant trente-sept ans qu’il a été Curé. Il
prit possession de la Cure le 13 Janvier 1643. Il succédait à
un saint et à un homme qui lui avait donné les plus grands
exemples de désintéressement ; il se fit honneur d’imiter
son désintéressement, et pour prouver jusqu’à quel point il
aimait les pauvres, il a donné plus de cinquante mille francs
à sa Paroisse en différents temps. Les petites Écoles de
Charité lui doivent en grande partie leur fondation, il a
laissé plusieurs contrats et pour le pain des Pauvres, et pour
les Ecclésiastiques de sa Communauté ; il trouva dans
Messieurs Pérot et de Saulx des hommes généreux qui se
joignirent à lui pour ses bonnes œuvres ; nous avons appris
qu’à sa mort ses parents loin d’hériter de lui avaient donné
une somme assez considérable pour remplir les différents
articles de son Testament, qui concernaient les Pauvres.
La Paroisse de saint Jacques du Haut-Pas avait été
démembrée de celle se saint Benoît ; les conditions sous lesquelles cette Paroisse avait été érigée étaient encore
présentes à tout le monde : cependant M. Grenet se vit attaqué par les Curé et Marguillers de saint Jacques, au
sujet des limites des deux Paroisses. M. Grenet se vit donc obligé d’entrer en lice, et de soutenir un procès. Il
fit pour la défense de sa Cure un Mémoire que nous avons imprimé dans nos papiers, et dans ce Mémoire dans
lequel il s’exprime comme un homme ennemi de tout procès, il avance plusieurs choses importantes.
1°. Il parle de l’Église de saint Benoît comme de la plus ancienne Église de Paris, il y soutient la tradition qui
assure que c’est dans cette Église que saint Denis et les premiers Apôtres de notre France ont commencé à
invoquer le nom adorable de la Sainte Trinité.
2°. Il entre dans le détail des torts qu’a fait à sa Cure l’élection de celle de saint Jacques, et il montre que sa
Paroisse n’a presque conservé que des pauvres.
3°. Il s’élève contre le procédé des Curé et Marguillers de saint Jacques, et il dit qu’il doit paraître étonnant
que cette fille qui ne faisait que de sortir du sein de sa mère, ne rougit point de la vouloir déchirer ; la

(…)

(…)

(Source : https://books.google.fr/books?id=Xgo5AQAAMAAJ)

contestation fut réglée, les limites de ces deux Paroisses furent assurées, mais S. Benoît perdit alors les
redevances que saint Jacques devait donner, et on ne conserva au Chapitre et à la Cure que le droit d’aller
officier le jour de saint Jacques et de saint Philippe dans cette Paroisse.
M. de Péréfixe nomma M. Grenet à la supériorité du Monastère de Port-Royal-des-Champs ; il en est resté
Supérieur jusqu’à sa mort ; il se servit du goût qu’avaient les Religieuses de ce Monastère , à travailler aux
ornements d’Église pour en faire faire plusieurs pour sa Paroisse. Nous avons encore plusieurs de ces
ornements, qui sont travaillés en petit point avec beaucoup de délicatesse et de propreté.
Il parait que l’esprit particulier de M. Grenet, était l’esprit de concorde et de paix ; en effet presque toutes les
transactions faites entre les Chanoines, le Curé et les Marguillers de saint Benoît ont été faites de son temps, et
ces transactions ont coupé court à une multitude de contestations qui ne pouvaient que fatiguer les Curés, et
contribuer à indisposer les paroissiens.
Cet homme aumônier et pacifique demeura Curé jusqu’en 1680 qu’il résigna sa Cure à M. Tullou qui était
son Vicaire depuis plusieurs années ; il demeura pourtant sur sa Paroisse jusqu’à sa mort qui arriva le 15 de Mai
1684 âgé de 79 ans. Il fut porté à Port-Royal pour y être enterré ; et lorsqu’en 1709 on détruisit Port-Royal et
qu’on exhuma les corps, celui de M. Grenet fut porté au village des Troux.
Il laissa en mourant sa Bibliothèque pour l’usage des Ecclésiastiques de Saint Benoît : cette Bibliothèque
devait être alors considérable ; mais en passant jusqu’à nous il s’en faut de beaucoup qu’elle y soit passée dans
son entier, plusieurs Livres ont été dépareillés ou perdus.
Lorsque M. Bruté fut parvenu à la Cure, il trouva cette Bibliothèque dans un délabrement affreux ; il se fit un
devoir d’en recueillir et d’en ramasser les débris, il en a fait faire un catalogue exact, qu’il a remis dans les
Archives de la Fabrique, et il espère que désormais Messieurs les Marguillers voudront bien faire un récolement
des livres de cette Bibliothèque à la mort ou à la mutation des Curés ; tous les Pères de l’Église de l’ancienne
édition, et les Conciles du Père Labbe sont presque les seuls livres qui composent aujourd’hui cette
Bibliothèque.
M. Grenet laissa encore par son testament à la Fabrique quatre chandeliers d’argent, et la grande Croix qui
sert aux processions, avec des Chasubles brodées des deux côtés : il a chargé ce Legs de deux Services après sa
mort, dont l’un doit être dit le dix-neuf Janvier, et l’autre le quinze de Mai, jour de son décès. Nous n’avons
point vu l’exécution de cette fondation ; sa famille qui subsiste encore sur cette Paroisse, nous donnera sans
doute la raison de l’inexécution de cet article du testament de M. Grenet ; il était Censeur des Livres.
Messire André Tullou [† 7 Décembre 1702, Blason ci-dessous], Prêtre du Diocèse d’Evreux, Docteur de la
Faculté de Théologie de Paris, succéda par résignation à M. Grenet ; il prit possession de la Cure le 15 de
Janvier 1680. (…)

Anecdotes Particulières sur les Grands Hommes,
et autres Personnes de considération, enterrées dans Saint Benoît, et sur différents articles qui concernent la Paroisse.

(pp. 3-17)
Nous avons pensé à terminer notre petit travail par l’article qui nous regarde ; mais nous avons cru que nous
ferions une chose fort agréable à nos Paroissiens, si nous leur mettions sous les yeux ce que nous avons pu

apprendre des grands Hommes qui sont enterrés dans notre Église, si nous ajoutions à leurs noms quelques
petits détails sur ce qui les regarde : il est fâcheux que nous n’ayons pas pu remonter aussi haut que nous le
souhaitions, mais deux raisons nous en ont empêché : la première c’est que nos Registres, comme ceux de
toutes les plus anciennes Paroisses, ne remontent pas au-delà de 1500. La seconde est que la reconstruction
entière de Notre Église sous François premier, n’a laissé subsister aucun des anciens monuments qui pouvaient
y être.
Nous avons cru encore que l’Imprimerie ayant pris naissance en France dans notre Paroisse, les premiers et
les plus distingués d’entre les Imprimeurs ayant tous demeuré dans ces quartiers, il ne serait pas hors de propos
de faire mention de ceux qui ont mérité une grande réputation dans cette Profession, et de faire connaître
quelques familles distinguées, qui doivent leur origine à d’anciens et habiles Imprimeurs.
Nous avons ajouté de plus une Liste de nos anciens Marguilliers, et cette Liste suffirait seule pour donner une
juste idée de notre Paroisse et de la nature de ses anciens Habitants.
Nous avons dit quelques mots sur nos Chapelles, et sur ceux à la sépulture desquelles elles ont été destinées :
nous fîmes il y a plusieurs années une visite dans les caveaux de ces Chapelles, et nous y avons trouvé un grand
nombre de cercueils de plomb : ce serait à ceux qui y ont droit de sépulture à instruire Messieurs nos
Marguilliers, et à leur donner des extraits de leurs titres, afin d’aller au-devant des contestations qui pourraient
s’élever dans la suite.
Enfin nous y avons inséré quelques notes sur quelques Graveurs célèbres, et sur des Personnes mortes dans
un âge très avancé.
(…)
La Paroisse de S. Benoît avait jusqu’en 1615 deux Cimetières ; le premier, appelé le petit, était le même
qu’aujourd’hui, le second nommé le grand Cimetière, le Cimetière de Cambray, le Cimetière de Lacacias, le
Cimetière du Corps-de-Garde, était situé près du Collège de Cambray, à côté de l’emplacement du Collège de
Tréguier, et de l’endroit où est aujourd’hui le Collège Royal. Le Roi François premier ayant dessein de bâtir le
Collège Royal, ordonna aux Paroissiens de Saint Benoît de faire l’acquisition d’une place pour un Cimetière :
cette acquisition fut faite au bout du Jardin de l’Hôtel de la Couture ; et le Jeudi de la Passion 9e jour d’Avril
1615 fut béni par M. l’Évêque d’Angoulême le nouveau Cimetière de S. Benoît du bout du Jardin de la Couture
rue Fromentel, au lieu de l’ancien Cimetière qui était devant le cadran de l’Église dudit S. Benoît, lequel le Roi
a voulu avoir pour faire plus grand espace devant le Collège Royal situé au Collège de Cambray, Collège de
Tréguier.
(…)

Noms de Messieurs les Marguilliers de la Paroisse de Saint Benoîst
Élus depuis l’année 1592 jusques et comprise celle de 1752 suivant la recherche qui en a été faite dans les Archives de la Fabrique,
Messire Jean Bruté Docteur de Sorbonne, étant Curé de ladite Paroisse.

Messires, Maîtres, Messieurs.
(p. 92)
(…)

(…)
(…)
[Découverte de ce livre grâce à Richard Bolduc (2010)]

Timeline History of the Parish Priests of Saint Benoît.
From 1181 until 1752, with a few anecdotes of the main features concerning them.

(pp. 1-56)
We first thought to give a list of the names of the Priests that have governed the priesthood of Saint Benoît, and we
have taken this resolution only so that we could have sight on the succession of these Priests, as we have of the
Churchwardens; but in starting this Catalogue, we have come to learn that we should add for each priest the essential
things concerning them, and which came to our knowledge. We were made more committed upon learning the things that
we came to find, and have found them from genuine manuscripts.
We will perhaps be in a state subsequently to increase this history of the parish Priests who preceded us.
Mr. Sarrazin, Canon of the Church of Paris, who works with tireless zeal to organize the Chapter Archives, sought to
share the discoveries that he has made in respect of our Priests and our Church.
(…)
It is common knowledge that the Church of Saint Benoît is one of the oldest of this great city; a pious tradition tells us
that it was one of those that Saint Denis our Apostle and our Father in faith, devoted to the Holy Trinity. This Saint
Apostle and its cooperators in the Saint Ministry, could only preach but during the night. They stood then hidden all day,
and there was but our hill to provide retreat.
It seems that our Church later became a Monastery, where she lost the name of Saint Benoît to that of the Saint Martyrs
Serge and Bacq; their relics resting in the Master Altar have rendered their names of these precious Saints in Paris; indeed,
St. Serge and St. Bacq have always passed for two of the most famous Martyrs of the Orient; (…) It is to these Martyr
Saints that ours was consecrated to in the eleventh century. We hope to revive the memory of these Saints among us,
giving as soon as will be possible any celebration to their praise; these Saints lived in the end of the third or at the
beginning of the fourth century.
Since then, under the reign of Henry I* this church was given to the Canons in the metropolis of Paris; they established
a College of Canons, on which, as on our Church, the Gentlemen of Notre Dame upheld the almost episcopal jurisdiction.
It does not appear that it was the same of the Canons of Saint Benoît as of the others that were established in the Churches
which became Canonical and Parishes. This usage had lasted a long time, and still remains in a few places, that the
Canons are removing in turn their Parish Priesthood functions. It becomes continuous that by eleven hundred, which is
about the time of the start of the small College of Canons at Saint Benoît, there were Priests at the head of this Church.
* Mr. Henry I, who was crowned in 1027 and died in 1060. It is therefore wrong when Mr. Piganiol of the Force said that the
Church of Saint Benoît was given to Notre-Dame in 1290.

The first Parish Priest of which we have any knowledge of was called Simon. He is registered as qualified in the
Archives of the Church of Paris of Chapelin [Vestry Keeper] and Cheffecier [Leadership] of Saint Benoît, Simon Capellas
et Capicerius. We are not saying, however, that he was at the head of the Chapter. The name of Cheffecier has another
meaning, we shall mention something about it in the article which will concern Mr. Ade. The Church of Saint Benoît was
very small, there was only a single altar, and it was turned to the West. The Priest was used to have no other altar than the
one of the Canons; there rose between him and them a challenge to the use of the main Altar. This challenge became
serious, and the Parish Priest filed a Motion to the Pope Luce III. He spoke to him through Étienne Abbé of Saint
Geneviève, who became later Bishop of Tournay: we have a collection of letters from this Abbé, which were given by
Father Dumoulinet, and in the one hundred and fourth, the petition presented to the Pope Luce III (Pope Luce III held the
Holy Seat from 1181 to 1185) is designed in these terms.
Salute to the very Holy Lord and Father Luce, Sovereign Pontiff.
Brother Étienne implores his Holiness to preserve the ancient rights of the Parish Priest of Saint Benoît; the Holy
Church of Rome has a custom either to approve, or not to condemn the practices which are contrary either to the laws or
to reason. It is in this confidence that your very obedient son Simon, Parish Priest of Saint Benoît, throws himself
between the arms of your Holiness, in a time where he is concerned by a few Canons of this Church; they required of him,
that against an immemorial usage, usage to which he has complied along with all of his predecessors, he erects an other

Altar than the one where he has so far exercised and done all of his functions. The Parish Priest is finding even more
difficulty to enter on this article in any arrangement with the Clerics of the Church, that the shape of the Church is quite
different from that of other Churches, since the Master Altar is turned to the West, and that the main door is to the East; he
adds furthemore that it is a hassle on the part of the Clerics of the Church, as he does his Office in a different time as of
the Canons.
We do not see what the Pope responded; it is good to give the entire letter of Étienne, and to give it as it was written.
[Texts in Latin]
There is at least from this letter understanding that there were Priests there before Simon. We have the transaction
made in 1171 with the Gentlemen of Saint Jean de Jérusalem, on the subject of Saint Jean de Latran, which can be used as
evidence that there was already a long list of Parish Priests at Saint Benoît. This Transaction (the transaction was made
with the just mentioned Mr. Simon) that was provided to us by Misters of the Chapter of Paris, announces that the Misters
of Saint Jean de Jérusalem agrees to never exercise any Priesthood functions in their enclosure, or for their brothers or
their servants.
Since Simon, we know but the name of one other Priest until 1254. (…)
(…) We shall say in passing that the successions of the Parish Priests of Saint Benoît is sufficient to demonstrate the
importance of this place. I must confess that the income is very low; but I think that everyone of merit which had
governed this Church had before their eyes this beautiful maxim of the Apostle, that a Minister of the Altars should be
happy when he has the life and the frock. (…)
We are obliged to put the entire reconstruction of our Church under Mr. de Lasseré and the two previous Parish Priests.
It was indeed entirely rebuilt under the reign of François the First [before 1547]: the style of the architecture which reigns
in the entire building does not allow us to move forward or backward this reconstruction.
It seems that the Church was previously much smaller than it is today. Not only was the original Church completely
reconstructed, but it was greatly increased; the Parishioners made several acquisitions which allowed them to make their
Church more significant. The Parish Nave and the Chapels dominating the length of the Nave were built on parts of the
site they had acquired. It appears that the land on which these Chapels were built there had been a street crossing from
Saint Jacques Street into the Cloister. When work was done in the Chapel of Saint Pierre on a trench where was to be
buried Mr. Abbé Pucelle, the ancient paved street was found ten feet below. When the Church was rebuilt, the Choir was
hidden by a platform which lasted until towards the year 1670, and the surrounding of the Choir was enclosed by walls
and masonry; since the Choir terminated the Church, it was not as pushed forward as the Nave as it is today.
During the transaction which was made between the Canons, the Parish Priest and the Churchwardens for the repair of
the Church, the decoration of the Choir, and to build the Chapel of the Holy Virgin, the Parish gave up an entire row of
pews to make the Choir larger. The roundabout where are layed the Master Altar and the Chapel of the Holy Virgin, was
built by Mr. Beausyre, and in accordance with the opinion of the famous Mr. Perrault. All these repairs have cost
considerable sums to the Parish, and since the transaction has passed for these constructions and repairs, the Choir has
become common to the Canons and the Parish for the Sunday and holiday Offices,and in certain solemn celebrations.
(…)
Sir Claude Grenet, born in Paris of a very honest family, has succeeded Mr. Hardivilliers by resignation. He was raised
by his father who was a native of Chartres, and was established in Paris by purchasing a Charge as a Banker in the Court
of Rome. He followed the train of the University schools, passed Bachelor, and was received from the House and
Company of Sorbonne. He was not yet Doctor when Mr. Hardivilliers chose him as his successor. After his Licence, he
thought only to deal with the functions of the Holy Ministry, and he exercised himself right away to perform missions in
the Diocese of Paris: he made it a duty to spend his free time in the visits of prisons and Hospitals. He acquired right
away so much love and compassion for the poor that it can be said that it was specifically in order to meet their different
needs that he applied himself for thirty-seven years as a Parish Priest. He took possession of the Priesthood on 13 January
1643. He pursued a Saint and a man who had given him the greatest examples of selflessness; he was honored to imitate
his disinterestedness, and to prove how much he loved the poor, he gave more than fifty thousand francs to his Parish in
different times. The small Schools of Charity owe him in large part their Foundations, he has left several contracts for the
bread of the Poor, and the Clerics of his Community; he found in Mr. Pérot and in Saulx generous men who joined him

for his good works; we have learned that at his death his parents, far from inheriting from him, have given quite a
considerable amount to complete the different sections of his Will, which concerned the poor.
The Parish of Saint Jacques du Haut-Pas had been dismembered from that of Saint Benoît; the conditions under which
this Parish had been built were still present to everyone: however Mr. Grenet found himself attacked by the Priests and
Churchwardens of Saint Jacques, on the subject of the two Parish limits. Mr. Grenet is therefore obliged to enter in the
dispute, and to support a trial. He made for the defense of his Priesthood a Memorandum that we have printed in our
papers, and in this Memorandum in which he expresses himself as an enemy of any trial, he brings forth several important
things.
1°. He speaks of the Church of Saint Benoît as of the oldest Church in Paris, he supports the tradition that ensures that
it is in this Church that Saint Denis and the first Apostles of our France have begun to rely on the adorable name of the
Holy Trinity.
2°. He tackles the detail of the wrongs that was done to his Priesthood the election of that of Saint Jacques, and he
shows that his Parish has maintained nearly only the poor.
3°. He rises against the method of the Priests and Churchwardens of Saint Jacques, and he said that it must seem
amazing that this girl who has just gotten out of the breast of her mother, did not blush after seeing her torn; the
contestation was settled, the boundaries of these two Parishes were assured, but Saint Benoît then lost the royalties that
Saint Jacques was to give, and the Chapter with its Priesthood only retained the right to go to Office on the days of Saint
Jacques and of Saint Philippe in this Parish.
Mr. de Péréfixe appointed Mr. Grenet to the superiority of the Port-Royal-des-Champs Monastery; he remained as a
Superior until his death; he used the taste the Nuns had of this Monastery, to work on the Church ornaments to make
several for his Parish. We still have many of these ornaments, which are worked to great details with great delicacy and
cleanliness.
It seems that the particular spirit of Mr. Grenet was the spirit of concordance and peace; indeed almost all transactions
made between the Canons, the Priest and the Churchwardens of Saint Benoît were made during his time, and these
transactions cut short a multitude of challenges which could only but tire the Parish Priests, and contribute to upset the
Parishioners.
This Chaplain and pacific man remained the Parish Priest until 1680 when he resigned his Priesthood to Mr. Tullou
who was his Vicar for several years; he remained yet in his Parish until his death which happened on 15 May 1684, aged
79. He was brought to be buried at Port-Royal; and when in 1709 Port Royal was destroyed and the bodies were
exhumed, the body of Mr. Grenet was brought to the village of Troux.
He left at his death his library for the use of the Clergy of Saint Benoît: this library should have been considerable; but
on its way to us, the library must have been contacted by many as it is no longer whole, several books have been
mismatched or lost.
When Mr. Bruté [credited author of this work] arrived as the Parish Priest, he found this library in a horrible disrepair;
he made it his duty to collect and pick up the debris, he catalogued an exact account, which he handed to the Archives of
the Fabrique, and he hopes that now the Churchwarden Gentlemen will be willing to recount the books of this library on
the death or modification of the Parish Priests; all the ancient Fathers of the Church, and the Councils of Father Labbe are
almost the only books that today make up this library.
Mr. Grenet left in his Will to the Fabrique four silver candlesticks, and the great Cross used for processions, with
Robes embroidered on both sides: he charged this legacy of two Services after his death, where one must be said on 19
January, and the other on 15 of May, day of his death. We did not see the execution of this Foundation; his family who
still remain in this Parish, will no doubt give us the reason of the inexecution of this Article on the testament of Mr.
Grenet; he was Censor of the books.
Sir André Tullou, Priest of the Diocese of Evreux, Doctor of the Faculty of Theology of Paris, succeeded by resignation
to Mr. Grenet; he took possession of the Priesthood on 15 January 1680.

Specific Anecdotes on the Great Men,
and other persons of consideration, buried in Saint Benoît, and on different articles which concerns the Parish.

(pp. 3-17)
We thought to finish our small work by this article which concerns us; but we thought that we would do something very
nice to our Parishioners, if we place under their eyes what we were able to learn of the great men who are buried in this
church, if we add to their names a few details which concerns them: it is unfortunate that we were unable to go as far back
as what we wanted, but we were prevented for two reasons: the first is that our Records, such as those of all the oldest
Parishes, do not go back beyond 1500. The second is that during the complete reconstruction of our Church under
François the First, none of the ancient monuments were preserved.
We thought as well that since Printing took birth in France in our Parish, the first and the most distinguished of the
Printers have all remained in these areas, it would not be out of context to make references to those that have earned a
great reputation in that Profession, and bring to light a few current distinguished families, who owe their origins to former
and skilled Printers.
We have also added a List of our ancient Churchwardens, and this List alone would be sufficient to give us a just idea
of our Parish, and of the nature of its former inhabitants.
We have said a few words on our Chapels, and on those of which sepulchers were intended: we did a visit several years
ago in the cellars of these Chapels, and we have found a large number of lead coffins: it would be to those who are
entitled to a sepulcher to instruct our Churchwardens, and to give them excerpts from their titles, in order to reach out to
challenges which could arise in the future.
Finally we have inserted a few notes on some famous Engravers, and on Persons who died of advanced age.
(…)
The Parish of Saint Benoît had until 1615 two Cemeteries; the first, called the Small Cemetery, was the same that
today’s, the second named the Great Cemetery, the Cemetery of Cambray, the Cemetery of Lacacias, the Cemetery of
Corps-de-Garde, was located near the College of Cambray, next to the location of the College of Tréguier, and where is
today the Royal College. King François the First, having plans to build the Royal College, ordered the Parishioners of
Saint Benoît to acquire a place for a Cemetery: the acquisition was made at the end of the Garden of the Hôtel de la
Couture; and on the Thursday of the Passion, 9th day of April 1615, was blessed by Mr. the Bishop of Angoulême the new
Cemetery of Saint Benoît from the end of the Jardin de la Couture on Fromentel Street, instead of the old Cemetery that
was in front of the dial of the said Church of Saint Benoît, which the King wanted to have to make more space in front of
the Royal College located at the College of Cambray, College of Tréguier.
(…)

Names of the Churchwarden Gentlemen of the Parish of Saint Benoîst
Elected since the year 1592 until and including 1752, following the research which was made in the Archives of the Fabrique,
by Sir Jean Bruté Doctor of Sorbonne, Parish Priest of said Parish.

Sirs, Masters, Gentlemen.
(p. 92)
(…)

1646 De Perigny, Master of the Requêtes: & Boulduc, Merchant.
(…)

1648 De Perigny & Boulduc, continued.
(…)

The cemetary bones of St. Benoit
were moved in the old underground quarries of
Paris in 1813.
Photos and info courtesy of
Richard Bolduc, February 2016.

Thus passes everything on Earth
Spirit, beauty, grace and talent
Such is a short-lived flower
Toppled by a mere breeze.

Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas
Paris, France

Orgue de tribune / Gallery Organ
Kern, 1971
o
4 claviers manuels et pédalier / 4 manuals and pedal
o
47 jeux / stops, 74 rangs / ranks
o
Traction mécanique des claviers et des jeux /
Mechanical key and stop action

L'orgue de tribune
Dès 1628, l'église Saint-Jacques possède un orgue que lui a fabriqué Vincent Coupeau, organiste de la
paroisse. D'autres instruments le remplaceront, le plus remarquable étant celui qu'avait monté lui-même, en
1733, l'abbé Courcaut, curé de la paroisse. Jugé trop faible, il est remplacé par un nouvel orgue, achevé en
1742, au facteur François Thierry, ce qui restera en service jusqu'à la Révolution.

En 1792, lors de sécularisation de la collégiale Saint-Benoît-le-Bétourné, le grand orgue, œuvre du facteur
Langhedul, est offert à Saint-Jacques par la municipalité. C'est Claude-François Clicquot qui est chargé du
transfert et de la remise à neuf de l'instrument qui aura trente-trois jeux et quatre claviers. Certaines parties du
buffet, dues au menuisier Claude Delaistre, remontent à 1587, ce qui donne à Saint-Jacques le privilège de
posséder partiellement le buffet le plus ancien de Paris.
En 1871, l'explosion de la poudrière du Luxembourg endommage sérieusement l'instrument, et sa remise en
état se fait longuement attendre. Ce n'est qu'en 1906 que la maison Merklin, chargée de la restauration, lui
applique un nouveau système électro-pneumatique jugé révolutionnaire à l'époque. Particularité curieuse et
sans doute unique, les deux instruments, le grand orgue de tribune et le petit orgue de chœur seront jumelés :
une console unique de quatre claviers, placée dans le choeur derrière l'autel, permettra de jouer alternativement
ou simultanément des deux instruments ; solution attrayante en théorie, mais qui, ne tenant pas compte de
l'important retard acoustique, rendait incommode et périlleuse l'utilisation de l'orgue de tribune à partir du
chœur. Pour y remédier, vers 1920, l'éminent organiste Achille Philip fait installer une deuxième console sur la
tribune.
Orgue de chœur / Chancel Organ
Cavaillé-Coll, 1866
o
2 claviers manuels et pédalier / 2 manuals and pedal
o
14 jeux / stops, 14 rangs / ranks
o
Traction mécanique des claviers et des jeux /
Mechanical key and stop action

Bien que parfaitement conçue à l'époque, la transmission électrique se détériore peu à peu et l'instrument
devient à peu près injouable.
En 1963, les Beaux-Arts de la ville de Paris, en la personne de leur administrateur, Monsieur Gladu, décident
en accord avec l'abbé Pézeril, alors curé de Saint-Jacques, et Claude Terrasse, organiste titulaire, de confier la
restauration du grand orgue au maître facteur strasbourgeois Alfred Kern qui s'était déjà fait un nom à Paris
avec la restauration du grand orgue de Saint-Séverin.
Achevé au printemps de 1971, le nouvel orgue fut inauguré le 18 mai par Pierre Cochereau, titulaire de grand
orgue de Notre-Dame de Paris, et Claude Terrasse, organiste de Saint-Jacques, en présence de Mgr. Pézeril,
évêque auxiliaire de Paris.
C'est un instrument entièrement mécanique dont la conception classique doit beaucoup aux conseils éclairés
de Michel Chapuis. Il possède quarante-sept jeux répartis sur quatre claviers ; le positif dorsal a été rétabli et
quelques tuyaux anciens de Clicquot conservés, en particulier le cornet, la trompette et le clairon du grandorgue ; les parties anciennes du buffets, soigneusement décapées, ont recouvré leur splendeur primitive.
La richesse de sa palette sonore, la finesse de son harmonisation, la délicatesse et la précision de son toucher
font de l'orgue de Saint-Jacques l'un des plus beaux instruments de Paris.

The Gallery Organ
An organ is present since 1628 in St. Jacques Church; it was built by its parish organist, Vincent Coupeau.
Over the years, other instruments will replace it, mainly the one built by parish priest, Reverend Courcault, in
1733. Found too small for the church, a new organ is built in 1742 by organ builder François Thierry that will
remain in use until the Revolution.
When the St. Benoit-le-Bétourné Collegiate was deconsecrated in 1792, the organ, made by organ builder
Langhedul, was offered to St. Jacques Church by the city council. Organ builder Claude-François Clicquot was
responsible for the transfer and the restoration of the 37-stop, 4-manual instrument. Some portions of the case,
made by carpenter Claude Delaistre, date back to 1587; this fact lists the organcase as being partly the oldest
organcase in Paris.
In 1871, the explosion of the nearby Luxembourg power magazine, seriously damaged the instrument and its
restoration will be long-awaited. In 1906, not only are the repairs being carried out by organ builder Merklin
who is responsible for the restoration, but the action is changed to an electric-pneumatic system. A peculiar and
unique detail for the time, the two instruments, the gallery organ and the chancel organ are coupled and are
playable from a single four-manual console located in the chancel behind the main altar. The two instruments
will be playable either alternatively or simultaneouly. This solution was theoretically attractive but did not take
into account the important acoustical delay. It was both inconvenient and hazardous to play the gallery organ
from the chancel. To rectify the situation, in the 1920's, a second console was installed in the gallery following
a recommendation made by renown organist Achille Philip.
While perfectly designed, the electric transmission slowly deteriorated and, over the years, the instrument
became unplayable.
In 1963, the Beaux-Arts Commission of the city of Paris, headed by Mr. Gladu, decided in agreement with
Reverend Pézeril, then parish priest of St. Jacques, and Claude Terrasse, titular organist, to award the
restoration of the gallery organ to Alfred Kern, organ builder from Strasburg, who had succesfully completed
the restoration of the organ at St. Séverin Church.
Completed in the Spring of 1971, the new organ was inaugurated on May 18th by Pierre Cochereau, organist
at Notre-Dame de Paris and Claude Terrasse, organist at St. Jacques, in the presence of Mgr. Pézeril, auxiliary
bishop of Paris.
Through his experienced advice, Michel Chapuis is responsible for the classical design of this totally
mechanical-action instrument. It is a 47-stop, 4-manual instrument. The dorsal Positive was restored and a few
old Clicquot pipeworks have been preserved, mainly the Grand-Orgue cornet, the trompette and the clairon.
Old sections of the organ case, meticulously stripped, have found their original magnificence.
The St. Jacques organ is consired to be one of the best instrument in the city of Paris because of its large
sound range, the delicate voicing, and the delicacy and precision of its fingering.

Composition sonore / Stop List
Orgue de tribune / Gallery Organ
I. Positif
Montre
Bourdon
Prestant
Flûte à cheminée

8'
8'
4'
4'

II. Grand-Orgue
Bourdon
Montre
Bourdon
Gros nazard

16'
8'
8'
5 1/3'

Nazard
Doublette
Tierce
Larigot
Plein-jeu
Cromorne
Dulcian (anche)
Tremblant

2 2/3'
2'
1 3/5'
1 1/3'
V
8'
8'

III. Récit (expressif / enclosed)
Bourdon
8'
Principal
4'
Flûte à fuseau
4'
Flûte
2'
Sifflet
1'
Sesquialtera
II
Cymbale
IV
Douçaine
16'
Trompette
8'
Tremblant
Pédale
Flûte
Soubasse
Flûte conique
Flûte
Nachthorn
Mixture
Bombarde
Trompette
Clairon

Prestant
Grosse tierce
Doublette
Grande Fourniture
Fourniture
Cymbale
Cornet
Voix humaine
Trompette
Clairon
Tremblant
IV. Solo
Flûte
Cornet
Hautbois

16'
16'
8'
4'
2'
V-VI
16'
8'
4'

Autres caractéristiques / Other details
o
Étendue des claviers / Manual compass: 56 notes (C-g3)
o
Étendue du Solo / Solo Manual compass: 37 notes (g1-g3)
o
Étendue du pédalier / Pedal compass: 30 notes (C-f1)
o
Accouplements / Couplers:
POS/GO, REC/GO
GO/PED, POS/PED, REC/PED
o
Appels / Ventils
Anches / Reeds: GO, REC, PED
Mixtures / Mixtures: GO (9 rangs / ranks + Cornet), POS, PED

[Source : http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/sjacqueshpp.html]

4'
3 1/5'
2'
II
III
IV
V
8'
8'
4'

8'
V
8'

ÉGLISE SAINT-BENOÎT (Paris) (disparue)
ou la Sainte-Benoite-Trinité ou encore la Saint-Benoît-la-bien-tournée (Saint-Benoît le Bétourné)
28 mai 2012

Eglise et cloître en 1810. BnF

Plan Turgot

De nos jours, elle serait là. Google Earth

Dès le 5ème ou 6ème siècle, il existait sur cet emplacement une chapelle dédiée à La Trinité sous
l’invocation de saint Bache (ou saint Bacq). Selon la tradition, ne reposant sur aucun fondement, elle
aurait été construite sur un oratoire souterrain où saint Denis avait commencé à invoquer secrètement la
Trinité.
Il semble plus vraisemblable que sa construction remontât aux rois Mérovingiens, qu’elle fut d’abord le
centre d’une abbaye suburbaine dont le voisinage du palais des Thermes avait sans doute provoqué
l’établissement.
Le plus ancien titre connu qui constate son existence est un diplôme du roi Henri Ier datant de 1030.
Au 12ème siècle, on la remplaça par une église, sous le vocable de Saint-Benoît, qui, on ne sait pourquoi,
avait son chœur tourné vers l’occident contrairement à l’usage qui le veut tourné vers l’orient. Cette
orientation lui valut alors le surnom de « Saint-Benoît li restourné ».
Elle devint église royale, collégiale, c'est-à-dire ayant chapitre de chanoines, lesquels avaient juridiction
temporelle sur une partie du quartier: aussi le cloître renfermait-il une prison, et paroissiale.
Refaite au 14ème siècle, on en profita pour l’orienter convenablement d’où son surnom de « la bien
tournée ».
Comme la plupart des collégiales du temps, elle était entourée d'un cloître.

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

Sous François Ier, l’édifice devenu insuffisant, on réalisa de grandes transformations, entre autres Ia
construction de Ia nef, qui donnèrent l’impression que I’église datait de cette époque. Le choeur fut fermé
par un jubé.
En 1678, le choeur fut I’objet d’une dernière transformation, exécutée, sous Ia direction de l’architecte
Jean Bessuire, d’après les dessins de Claude Perrault, frère de l’auteur des contes.
Sacrifié au goût du jour, le jubé fut supprimé comme ce fut le cas dans toutes les églises de Paris qui en
possédaient. Le seul ayant subsisté dans Ia capitale, et véritable chef-d’œuvre architectural, se trouve en
I’église Saint-Etienne-du-Mont.
Par suite des restaurations et des agrandissements nécessités par sa double destination de collégiale et
de paroisse, I’église, telle qu’elle se présentait au l8ème siècle, manquait de régularité aussi bien dans
son plan général que ses dispositions intérieures.
Elle possédait neuf chapelles:
- trois (côte droit) qui ouvraient sur Ia nef primitive

- six (côté gauche) qui ouvraient sur Ia nef de Ia paroisse
Entre les deux nefs se trouvait Ia chapelle Sainte-Geneviève ou des Fonts.

BnF

On entrait dans l’église par la porte du cloître et par le grand portail qui regardait sur une espèce de
cour carrée. Avant d’y parvenir, il fallait passer sous une arcade en face de la place de Cambrai. Cette
arcade était décorée d’une figure de la Trinité : le Père, portant une triple tiare papale - le Fils, aux genoux
du Père – le Saint-Esprit, sous forme de colombe sortant de la bouche du Père.

Pour le chœur, à l’époque de sa rénovation, Claude Perrault avait conçu des pilastres corinthiens dont la
modernité s’accommodait mal du reste de la décoration gothique. Erreur qui, si elle choqua à l’époque,
n’enleva rien au talent du célèbre architecte.

L’autel était décoré de marbre rouge et gris et de dorure. Mais ce qui l’ornait
d’une façon admirable était une peinture, « La descente de croix » de
Sébastien Bourdon aujotd'hui au musée du Louvre.

Avant de fermer définitivement en 1812, l’église connue quelques soubresauts : fermée en 1790,
rendue au culte en 1795, vendue en 1797, de nouveau rendue au culte en 1800 et revendue en 1812, elle
devint un commerce de farine, puis un entrepreneur de spectacles en prit possession et créa le Théâtre
du Panthéon en 1832. Le percement de la rue des Ecoles, en 1854, eut raison de ses siècles d’histoire.
Le seul vestige existant encore est son portail visible sur la façade nord de l’hôtel de Cluny dans le jardin
médiéval.

BnF

Petite anecdote. En 1431, maître Guillaume de Villon, répétiteur de droit canonique, devint chapelain de
l’église. François Montcorbier, orphelin pauvre âgé de six ou sept ans, entra au service du chapelain qu’il
considéra, avec tendresse, comme son père adoptif et dont le nom passa à la postérité quand l’enfant
devint François Villon.

Les cimetières :

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Le premier dit le Petit cimetière (1 sur plan ancien)
On ne saurait le dater avec précision tant il était ancien. A l’origine, il avait dû être réservé aux chanoines
et aux chapelains.
Il était accolé au côté sud de l’église et situé entre ce côté et une galerie de charniers que surmontait les
logis canoniaux. De 18 mètres sur 16 environ, on y enterrait plus depuis 1753, sauf sous ses charniers.
En effet, selon l’enquête sur les nécropoles parisiennes de 1763, une seule personne y avait été inhumée

en dix ans. Il s’en dégageait une odeur infecte dont se plaignaient même les religieux. Il fut fermé en
1790.

Charniers lors de leur démolition. BnF

Le second cimetière (2 plan et Google)
Il se situait de l’autre côté de la rue Saint-Jacques, face au chevet de l’église. C’était le grand cimetière ou
cimetière de « Cambrai » ou « des Acacias » ou encore du « corps de garde », chacun de ces noms
rappelant un souvenir (le collège de Cambrai, un acacia, etc.).
On le ferma en 1614 lorsqu’on y installa des locaux du collège Royal (actuel collège de France). La partie
ouest de la place Marcellin Berthelot recouvre son emplacement.
On transporta le cimetière (3 plan et Goggle) un peu plus loin, derrière le collège de Cambrai, entre
celui-ci et le collège du Plessis, au nord de la rue du Cimetière Saint-Benoît dont le nom en rappelle le
souvenir. De 14 m 50 sur 11 environ, surface dont il fallait déduire celle occupée par la maison du
fossoyeur. Sa fosse, faite pour recevoir 180 corps, restait à ciel ouvert plus d’un an. Etouffé entre les
maisons qui le dominaient, il fut supprimé en 1790-1792. La partie médiane du côté sud du Collège de
France recouvre son emplacement.
En 1812, on trouva dans les charniers et sur les voûtes de l'église quantité d'ossements qui furent portés
aux Catacombes en février 1813.

Cette demi-plaque aujourd'hui inaccessible (l'autre a disparu) a été reconstituée
grâce à l'inventaire d'Abel Mercier: [OSSEMENTS/DE L'EGLISE ET DU]
CLOITRE ST BENOIT,/DEPOSES LES /ET FEVRIER 1813. Inscriptions des
Catacombes de Paris de X. Ramette et G. Thomas -Ed. du Cherche-Midi (2012)-

Y furent inhumés dans l’église, les charniers ou les cimetières :
A l’intention des lecteurs des « 200 cimetières du vieux Paris » de Jacques Hillairet: le père du maréchal
Nicolas de Catinat fut inhumé en l'église de l'hospice de Mortagne-au-Perche dans l’Orne et non à SaintBenoît comme indiqué. Parmi toutes les professions représentées, les graveurs se taillent une belle part
sépulcrale des lieux. A noter dans les célébrités, les frères Perrault, Jean Dorat et l'anatomiste Winslow.
► AUDRAN Gérard ou Girard (1640 - 1691)
D’une famille qui engendra plusieurs artistes distingués, il fut l’un des plus célèbres graveurs qui aient
existé dans le genre de l’histoire ; sa réputation gagna l’Italie et toutes l’Europe après ses Batailles
d’Alexandre, dont la Bataille d’Arbelles (1669), d’après Le Brun dont il fut l’élève et l’ami.

La Bataille d'Arbelles. Musée du Louvre
► BARON ou BOYRON Michel
► BEATON James II (1517 – 1603)
Archevêque de Glasgow, il vécut quatre-trois ans en France et fut ambassadeur d’Ecosse auprès de plusieurs
rois de France. D’abord inhumé en la commanderie Saint-Jean-de-Latran de Paris son corps fut ramené à
Saint-Benoît en 1683.

► BRÛLART ou BRUSLARD Nicolas († 1626)
A ne pas confondre avec le chancelier Nicolas Brûlart de Sillery
Président aux enquêtes, maître des requêtes, garde des Sceaux, chancelier de Navarre puis de France, il fut chargé de plusieurs
ambassades sous les règns d'Henri III et d'Henri IV. Son mausolée se composait d'un large cénotaphe de marbre décoré à sa base de
rinceaux de feuillages et de branches de cyprès, sur lequel était placé une statue en pierre, plus grande que nature, personnifiant la
Justice qui tenait d'une main un faisceau de verges avec une hache et de l'autre le portrait du défunt en médaillon; un lion, accroupi à
son côté, soutenait de sa patte l'écusson des Brûlart.

Gravure Millin

► BRÛLART Pierre (1535 – 12 avril 1608)
A ne pas confondre avec Pierre Brûlart, marquis de Puiseux.
Seigneur de Genlis, secrétaire d’Etat en 1557 sous Charles IX et des commandements de Catherine de Médicis, puis secrétaire
d’Etat aux affaires étrangères de 1569 à 1588 sous Charles IX et Henri III, ses vertus politiques le faisaient regarder comme un Caton.
Après toutes années de bons et loyaux services, il se retira pour mener une vie tranquille.

Gravure Millin

► CHASTEAU Guillaume (1635 - 1683)
Colbert protégea cet habile graveur qui fut le maître de Charles Simonneau, autre graveur réputé dont le talent dépassa celui de son
professeur.

L'Ange gardien, collégiale NotreDame de Beaune
► CHOPIN René (1537- 1606)
Jurisconsulte renommé, Henri III l’anoblit en 1578 après la publication de son Traité sur le domaine de la Couronne, ce qui ne
l’empêcha pas d’être l’un des libellistes les plus ardents de la Ligue. Sa femme, qui partageait ses opinions d’alors, devint folle le jour
de l’entrée d’Henri IV dans Paris. Après quoi, Chopin redevint un fervent royaliste. Il mourut entre les mains d’un barbier-chirurgien qui
l’opérait de la pierre.

► COTELIER Jean-Baptiste (1629 - 1686)
Théologien et érudit, professeur de Grec au collège Royal, surtout versé dans l’étude des antiquités de
l’Eglise, il fut l’un des hommes les plus savants de son siècle.

► DOMAT Jean (1625 - 1696)
Avocat du roi pendant trente ans au présidial de Clermont-Ferrand, il consacra toute sa vie à l'étude de la
jurisprudence avec un objectif : présenter l'ensemble du droit français comme un ensemble cohérent et
intelligible. Il fut le chef de file du mouvement rationaliste en France au 17ème siècle auquel il donna un
élan décisif. Il est reconnu comme ayant été le plus grand jurisconsulte de ce siècle.
Il se lia avec les Solitaires de Port-Royal et surtout avec son compatriote et ami Pascal qui mourut entre
ses bras et dont il fit une célèbre sanguine prise sur le vif.

Sanguine représentant Pascal
par Domat.
► DORAT Jean
► EDELINCK Gérard (1649 - 1707)
Graveur remarquable, Louis XIV le chargea de travaux minutieux. Avant lui, les graveurs ne
connaissaient que les tailles carrées, d’où des œuvres monotones ; Edelinck inventa la taille en
losanges qu’il combinait donnant à ses planches une grande variété de tons. Grâce à lui, de
nombreux tableaux de peintres célèbres furent ainsi popularisés. Professeur aux Gobelins, iI fut
admis à l'Académie dès 1677. Ses estampes de la Sainte famille, d'après Raphaël ; de la Famille de
Darius, de la Madeleine, du Christ aux anges, de Saint Charles Borromée, d'après Le Brun ; du
Combat de quatre cavaliers, d'après Léonard de Vinci ; etc., sont regardées comme des chefsd’œuvre. Il excellait également dans le portrait. Parmi ses très belles réussites dans le genre :
portraits de Louis XIV, Descartes, Colbert, Lebrun, Champaigne, etc.

La Sainte famille d'après Raphaël
► FOY-VAILLANT Jean (1632 – 1706)
Ayant quitté la médecine pour l’étude des médailles, sa réputation de numismate devint telle que Colbert
l’envoya en Italie et en Grèce pour compléter la collection offerte au roi par Gaston d’Orléans. A son
retour, poursuivi par un corsaire, il avala une vingtaine de médailles en or particulièrement rares. Devant
l’embarras des médecins, Vaillant confia à la nature la restitution de son trésor. Toujours en quête, il
explora, l’Europe, l’Egypte, la Perse où il recueillit un grand nombre de médailles et d’antiquités. Il
s’occupait à une histoire des rois de Macédoine, de Pont, de Thrace, de Bythanie et de Cappadoce quand
une crise d’apoplexie l’emporta. Il laissa de nombreux ouvrages de référence qui se recommandent
toujours par leur sagacité et leur érudition.
Son fils, Jean-François (1665-1708), également numismate distingué, reposait auprès de lui.

► FYOT DE LA MARCHE François (1669 – 1716)
Conseiller au Parlement de Paris, cet estimable magistrat, uniquement attaché à l’étude et aux fonctions de sa charge, passa sa vie
dans le célibat et mourut d’apoplexie. Son étonnant tombeau fut longtemps une curiosité pour les amateurs d’art qui venait l’admirer.
Cette représentation crue de la mort, que les anciens gravaient sur les pierres tombales plus fréquemment avait, avec le temps, laisser
place à des figures plus allégoriques, d’où le succès du tombeau de La Marche. Le cartouche portait les armes du défunt.

Gravure Millin

► GERING Ulrich (†1510)
Sur la demande du prieur de la Sorbonne, il vint de Suisse à Paris où, avec Michel Friburger et Martin
Krantz, il établit la première imprimerie vers 1468. Ses premières publications le furent en écriture ronde, que
remplaça ensuite une écriture gothique, puis l’écriture romaine. Son imprimerie, à l’enseigne du Soleil d’Or,
était située rue Saint-Jacques. Généreux et désintéressé, à sa mort, il légua tous ses biens à la Sorbonne et
au collège Montaigu.

► GOULU René († 1601)
Gendre de Jean Dorat, il fut son successeur comme professeur de grec au collège Royal en 1576. Il laissa beaucoup d’ouvrages
d’érudition.
Sa femme, Madeleine, digne fille de son père, savait le latin, le grec, l’italien et l’espagnol ; elle fut inhumée († 1636) près de lui. Leur
fils, Jérôme († 1630), professeur de grec au collège royal fut ensuite médecin à la faculté de médecine.
► HALLÉ Claude-Guy († 1736)
Peintre, membre de l’Académie des Beaux-arts, il fut chargé de travaux assez considérables dans les
résidences royales de Meudon et de Trianon.
Il réalisa des tableaux réputés pour la cathédrale Notre-Dame et l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Réparation faite à Louis XIV par le doge de Gênes, 15 mai 1685.
1715. Château de Versailles.
► LAUNAY René-Bernard Jourdan de
► MARIETTE Jean (1660 - 1742)
Graveur et imprimeur, il exécuta 860 pièces, vignettes, frontispices, etc. pour les livres qu’il éditait.
Son fils, Pierre-Jean Mariette (1694 – 1774) fut plus célèbre que son père. Graveur, libraire, historien d’art et
collectionneur d’estampes grâce à ses relations artistiques, il fut nommé membre de la prestigieuse Accademia
delle Arti del Disegno de Florence. Sa connaissance des gravures et son amitié avec le graveur et
collectionneur Caylus et l'artiste Charles Antoine Coypel lui assurèrent une position dominante dans la
réorganisation de l'ancienne collection d'impressions de la Bibliothèque royale. Une partie de ses collections,
constitue le noyau initial du cabinet d’art graphique du Musée régional de la Hesse à Darmstadt. On lui doit
aussi un style d’encadrement des œuvres, dit montage Mariette ou lavis Mariette.

► PERRAULT Charles
► PERRAULT Claude

► PUCELLE René (1655 - 1745)
Après s’être intéressé à l’état ecclésiastique, puis militaire sous les ordres de son oncle le maréchal Nicolas
de Catinat, il entra finalement dans les ordres. Nommé conseiller-clerc au Parlement, l’abbé Pucelle acquit
une grande influence sur cette compagnie lorsqu’il se déchaîna contre les Jésuites et la bulle Unigenitus.
Par la suite, il acquit une grande popularité du fait de ses luttes contre la Cour pendant le règne de Louis
XV. A la fin de sa vie, craignant que sa tête ne soit trop affaiblie par l’âge, il ne se mêla plus des affaires du
palais. Bienfaisant et charitable, il faisait beaucoup de biens aux pauvres de son abbaye de Saint-Léonard
à Corbigny ainsi qu’à ceux de la paroisse de Saint-Benoît dont il était le marguillier.

► TARDIEU Nicolas-Henri , dit Tardieu l’Aîné († 1749)
Ce graveur fut, entre autres, élève de Gérard Audran, il fut agréé à l’Académie en 1712, puis reçu académicien
en 1720, sur le Portrait gravé du duc d’Antin, d’après Rigaud.
Tardieu s’illustra par la variété de ses travaux et la liberté de la touche très colorée. Son travail, heureux
mélange de pointe et de burin, est a la fois régulier et pittoresque. Veuf, en secondes noces, il épousa MarieAnne Horthemels, qui cultivait aussi avec talent la gravure : notamment elle vulgarisa les portraits du cardinal
de Bissy, du cardinal de Rohan et du Régent.

Le couronnement du roi inspiré par Dulin. Musée du Louvre
► WINSLOW Jacques-Bénigne (1669 – 1760)
Anatomiste danois, il se fixa de bonne heure à Paris où, membre de l’Académie des Sciences, il professa
l’anatomie et la chirurgie au Jardin du Roi. On le considère comme le créateur de l’anatomie descriptive. Au
début des années 1740, il dirigea la construction d’une nouvelle salle consacrée à la dissection, encore
visible rue de la Bûcherie à Paris. En 1743, il commença à enseigner à l’université de Paris.. Il se convertit
au catholicisme sous l’influence de Jacques- Bénigne Bossuet dont il adopta le prénom.
A la Révolution, pour une raison inconnue, sa sépulture fut respectée par ordre de la Commune de Paris. Sa
pierre tombale portant son épitaphe fut déposée au Musée des Monuments français, puis confiée à
l’église Saint-Etienne-du-Mont où elle se trouve toujours. L’écusson qui la décorait a disparu.

MCP

DIEU, LE TRES BON, LE TRES GRAND
ICI REPOSE
Dans l’attente du bonheur éternel
JACQUES-BENIGNE WINSLOW
Le Danemark était sa patrie, ce fut en France qu’il se fixa ;
Illustre d’origine et de lignage, il s’illustra encore par le mérite et le savoir,
Né de parents luthériens
L’hérésie, que sa petite enfance avait sucée, à l’âge adulte il abjura.
Puis soutenu par l’illustre évêque de Meaux,
JACQUES-BENIGNE BOSSUET,
Dont il prit, à sa confirmation, le prénom de Bénigne
Une qu’on l’eut admis dans la communion catholique,
Il se tint ferme dans la foi de l’Eglise, il vécut respectueux de sa loi.
Il mourut dans son giron,
aussi épris de vérité qu’il avait montré de piété,
envers les pauvres d’une bonté inépuisable,
sans que le souffle pernicieux de nulle erreur ni d’aucun vice ne l’eût altéré.
Interprète royal dans les langues germaniques,
Docteur régent de la Faculté de Paris, ô combien salutaire !
Cet éminent Docteur et Professeur en médecine (avec pour spécialité l’anatomie),
la Société royale des savants de Berlin,
ainsi que l’Académie royale des Sciences de Paris,
par un vote unanime, firent de lui leur membre.
Et qu’il fut le plus de l’une comme de l’autre,
la terre entière, illustrée par sa science,
l’attesta publiquement par son jugement.
Il a quitté cette vie le 1er avril, en l’an de grâce 1760, âgé de 91 ans.
A son tendre époux, à son tendre père,
une femme et des enfants plongés dans l’affliction
ont élevé ce monument.

Mais aussi...

-

Un nombre conséquent de prêtres, parmi lesquels Robert de Chouzay dont le fragment retrouvé de pierre tombale du 14ème siècle
est au Musée de Cluny.

- Outre ceux déjà cités, de nombreux libraires, imprimeurs et graveurs des 17ème et 18ème siècles dont la liste forme presque une
histoire abrégée de la librairie, de l’imprimerie et de la gravure : Michel Vascosan († 1576), Gabriel Cramoisy, Sébastien Thiboust,
Josse Bade Frédéric II Morel († 1630), Thielman Kerver et son fils Jacques Kerver († 1590), Simon Calvarin († 1693), Ambroise
Drouard († 1608), Frédéric Léonard († 1706) , Sébastien Nivelle († 1603) : la perle des libraires de France… selon son épitaphe…
- un dénommé Michel Lenoir († 1520) dont les quatre derniers vers de l’épitaphe lui servaient de devise pour les livres sortis de ses
presses (cimetières ou charniers) :
C’est mon désir
De Dieu servir
Pour acquerir
Son doulx plaisir
- un dénommé Olivier de Harsi († 1584) (cimetières ou charniers)

En plus de son traditionnel lot de conseillers au Parlement, on rencontre bien d'autres professions portant l'imagination dans ce Paris
moyenâgeux grouillant de petits métiers pour la plupart disparus où dont le nom a évolué de façon moins pittoresque.
On s'arrêtera encore sur :
- un "vinetier" (marchand de vin), Jean de Lile († 1296), de son vivant "bourgeois de Paris" et qui le rappelle par sa pierre tumulaire.

- la pierre tombale d'un conseiller du roi au Parlement, Thomas de La Marche († 1440) et de sa femme, Marguerite, représentés avec
leurs onze enfants (six garçons, cinq filles) à leurs pieds...

Dans une des chapelles de l'église Saint-Etienne-du-Mont, des panneaux conservent la mémoire de
quelques personnes inhumées dans différentes paroisses, dont celle de Saint-Benoît.

Sources principales :
- Epitaphier du vieux Paris -Tome I- Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet
- Antiquités nationales ou recueils de monuments...par Aubin-Louis Millin -Tome 3-

28 mai 2012
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(Source : http://www.tombes-sepultures.com/crbst_1197.html)

Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32711n
& https://books.google.fr/books?id=YkM9AAAAYAAJ

(Image Google)

46, Rue Saint-Jacques

Source : https://books.google.fr/books?id=lirSAAAAMAAJ

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